Le miracle du Parc Heller

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    Le miracle du Parc Heller
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ANTONY-METRO 92 : Les Franciliens joueront la montée en fédérale 2 à Auxerre. Ils ont remporté le premier match pour leur dernier tour de piste au Parc Heller.

Le Parc Heller, c’est fini ! L’équipe d’Antony-Métro 92 a joué, dimanche dernier, contre Auxerre son dernier match sur son terrain de toujours, avant son déménagement la saison prochaine sur le stade de la Grenouillère dans le Parc de Sceaux. Et ce terrain qui est « le plus pourri d’Ile-de-France », comme a coutume de le décrire son manager Damien Michel, une dernière fois, fut le théâtre d’un petit exploit. Quinze jours après leur succès obtenu contre Plaisir (11-10), avant d’arracher un deuxième succès qualificatif à Plaisir (17-22), les Antoniens ont récidivé contre les grands favoris Auxerrois (24-18). Ces 6 points d’avance ont nourri l’espoir d’une victoire finale sur l’ensemble de la double confrontation contre les Bourguignons. C’est assez ahurissant à quel point les Franciliens sont devenus coutumiers des effets de surprise. Il y a deux ans, ils avaient accédé à la Fédérale 2 à la surprise générale, en produisant des résultats tout à fait inattendus contre Houilles puis Beauvais. Les voilà de nouveau devant un défi à la mesure de leurs talents.

« Si on les contre un peu devant… »

Les joueurs de Damien Michel ont produit ce succès en jouant leur carte du jeu de mouvement contre l’organisation beaucoup plus massive des Auxerrois. Exactement comme ils l’avaient fait au début du championnat, lorsque les deux formations s’étaient rencontrées pour la première fois lors de la phase préliminaire (victoire 16-13). Au match retour, les Auxerrois leur avaient répondu (victoire des Bourguignons 21-14). Les rapports de force sont établis. Dimanche dernier, les joueurs d’Auxerre ont encore inscrit deux essais à la suite de deux touches à 5 mètres. C’est leur grande spécialité. Chez eux, poussés par leur public qui attend mordicus ce retour en fédérale 2, il est assez probable qu’ils ne fassent pas dans l’originalité. « On connaît la recette : si on tient devant, on gagnera. Sinon, on ne pourra pas espérer grand-chose, expliquait Damien Michel. Il faut tenir tout le match. C’est ça le plus dur. Honnêtement, je pense que leur paquet nous rend 200 kg. Les contrer pendant quatre-vingts minutes, c’est impossible. La seule possibilité de nous en sortir, c’est de ne pas chercher à gérer la rencontre, et de jouer au maximum pour te tenir le ballon. » Lundi soir, pour récupérer de ce premier affrontement qui a laissé des traces, et préparer le suivant, Damien Michel a organisé une séance de cryothérapie maison. Les joueurs sont partis chez le poissonnier du coin de la rue récupérer des kilos de glace et se sont plongés dedans. Ils seront frais.

Par Guillaume Cyprien

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