Quatre clubs dans le viseur

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Publié le , mis à jour

Plusieurs clubs de Pro D2 sont concernés par des procédures menées par la DNACG, le gendarme financier du rugby français. Bourgoin et Narbonne paraissent être les plus en danger.

Ce jeudi, le gendarme financier de la LNR, la DNACG se penchait sur la santé financière de plusieurs clubs de Pro D2 et non des moindres. Premier convoqué, le CS Bourgoin-Jallieu qui doit faire face à un déficit de l’ordre du million d’euros. Dans notre édition de lundi, nous vous révélions qu’une relégation en Fédérale 1 paraissait inévitable malgré tous les efforts effectués par le président Pierre-André Hafner pour combler le déficit au plus vite. Mardi, une réunion s’est tenue entre le staff technique et les joueurs pour faire le point d’une situation qui pourrait s’avérer dramatique dans les prochains jours même si, à ce jour, tous les salaires ont été payés en temps et en heure.

Situation bloquée à Narbonne ?

Ce n’est pas le cas du Biarritz olympique. Mercredi, nos confrères de Sud-Ouest indiquaient que les joueurs professionnels n’avaient qu’à moitié perçu leur salaire d’avril, le tout seulement à la mi-mai, soit avec plus de quinze jours de retard. Des difficultés financières pour un club qui est dans le viseur de la DNACG depuis trois saisons, bien qu’il réduise son budget chaque année depuis trois saisons. Autre club convoqué devant la DNACG, le Racing Club de Narbonne, qui doit faire face à une guerre intestine entre la SASP dirigée par le controversé australien, Rocky Elsom et l’association présidée par Jean-Louis Caussinus. Le secteur professionnel afficherait à l’heure actuelle un manque à gagner de près d’un million d’euros, conséquence de contrats de sponsoring en souffrance. Rappelons également que la SASP n’a pas réglé un arriéré de 320 000 euros de la SASP à l’association. Du coup, cette dernière refuse de signer une nouvelle convention. Seulement, elle détient le numéro d’affiliation FFR, lequel est obligatoire pour être engagé en Pro D2. Le nœud du problème est le maintien à la tête du club de Rocky Elsom, l’ancien troisième ligne des Wallabies. Son départ permettrait de débloquer la situation. Mais qui pour racheter ses parts ?

Dernier dossier épineux, celui de Béziers. Pour le moment, le club biterrois n’est que sous surveillance, mais son équilibre financier dépendait cette saison d’une qualification aux phases finales de Pro D2. En cas de non-qualification, l’ASBH pourrait elle aussi être confronté à la DNACG.

Tous ces cas sont suivis avec attention par Dax et Aix-en-Provence, des clubs certes mal en point sportivement mais se trouvant dans les clous sur le plan financier.

Pierre-Laurent Gou
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