Quatrième série : Une belle entente

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    Quatrième série : Une belle entente
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Réuni en 2014, Saint-Jean-du-Var et Corse 83 joue un quart de finale dimanche et espère marcher sur les traces et faire mieux que le premier, finaliste du championnat de France en 2007.

À l’ombre du RCT et de ses stars, l’entente Saint-Jean-du-Var-Corse 83 effectue un joli parcours en championnat de France. Vainqueur du bouclier de Quatrième Série de Côte d’Azur il y a quelques semaines, les Toulonnais affronteront Boulogne-sur-Guesse à Villeneuve-les-Béziers dimanche après-midi. L’affaire était loin d’être entendue en début de saison. En 2014, Saint-Jean-du-Var, créé en 2005, recevait le bouclier régional de Deuxième Série.

Son proche voisin, Corse 83, avec qui il partageait à l’époque le terrain du stade Léo-Lagrange, décrochait alors celui de Quatrième Série. Mais le premier voyait son effectif diminuer et le second avait perdu son staff, sans compter que la communauté d’agglomération avait décidé de réduire les créneaux d’entraînement, incitant chaque équipe seniors à s’entraîner sur un demi-terrain, simultanément. Les présidents, Christophe Febraio et Gilles Orsoni ont alors réuni leur force et le premier a fait appel à Patrick Marino pour coacher le tout.

« Le groupe est bosseur »

Ensemble, pour la première saison de l’équipe, en 2006-2007, ils avaient disputé la finale du championnat de France de Quatrième Série. Et se prennent à rêver d’un meilleur destin. « Depuis, j’avais complètement arrêté, explique l’ancien Toulonnais, qui avait repris le commerce familial avec son frère. Ça me manquait et j’ai replongé. » Avec deux autres entraîneurs, Loïc Avril et Jean-Benoît Frontera, et sa femme, Anne-Cécile, qui gère l’administratif, il a redonné des couleurs au club.Après un échec en finale, il y a un an, cette saison a vu le groupe prendre forme, entre des vieilles canailles toujours gaillardes (Christophe Febraio, François Dominguez, Frédéric Ruozi et Didier Giraudo) déjà présents en 2007 et une bande de gamins âgés de dix-huit à vingt-trois ans. « Le début de saison a été compliqué, reconnaît Patrick Marino.

Le championnat était relevé. Il y avait quatre équipes vraiment solides. D’ailleurs Les Plages est également qualifié en quart, en Troisième Série. Le fait d’avoir eu un championnat difficile nous a permis d’avoir une philosophie de travail qui nous a permis de travailler nos lacunes. Et le groupe est bosseur. »

Il reste à valider ce travail par un passage au tour suivant, avant de rêver à autre chose. « Dans toute ma carrière de joueur, je n’ai joué que trois quarts de finale, rappelle l’entraîneur. Les joueurs doivent comprendre qu’on n’en joue pas tous les ans ! » A fortiori une demie ou une finale…

Par Sébastien Fiatte

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