"On se sent mal à l'aise"

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    "On se sent mal à l'aise"
Publié le , mis à jour

Pas certain que le Stade français mérite sa victoire contre le SUALG, Hugo Bonneval espère néanmoins une ultime révolte samedi, à Castres.  

Comment avez-vous vécu ce match au Mans ?

 

 

La victoire fut très difficile à accoucher. C’est malheureux à dire, mais tout ça est à l’image de ce que l’on fait depuis le début de la saison. Nous sommes trop irréguliers, pas assez concentrés, trop maladroits. Moi le premier, puisque je perds deux ballons en début de match : je loupe une chandelle puis je commets un en-avant… Au Mans, il pleuvait des seaux mais les conditions étaient les mêmes pour tout le monde. Les petites erreurs que nous faisons, chacun dans notre coin, pénalisent l’équipe.

 

 

Quoi d’autre ?

 

 

Bravo aux Agenais, quand même. Ils sont relégués depuis quelques semaines mais ne tronquent aucun de leurs matchs.

 

 

Comment expliquer que le jeu parisien ayant tellement séduit l’an passé connaisse autant de déchets quelques mois plus tard ?

 

 

Je ne sais pas… On n’alterne pas assez, peut-être. Les adversaires nous cernent, nous lisent et nous contrent mieux qu’auparavant. C’est dommage, surtout pour tous les supporters parisiens ayant fait l’effort de venir jusqu’ici (230 kilomètres séparent Paris du Mans, N.D.L.R.). Vis-à-vis d’eux, on se sent mal à l’aise.

 

 

Vous êtes-vous vu, à un moment ou à un autre, perdre ce match ?

 

 

Peut-être… Tu ne sais jamais trop… Quand Agen est passé devant à deux minutes de la fin, je me suis dit que le match se jouerait à pile ou face.

 

 

Et puis ?

 

 

Il y a eu une mêlée, nos gros ont fait le taf (sic) et Jules (Plisson) a enquillé.

 

 

Avez-vous douté du pied droit de Plisson ?

 

 

Chacun fait son boulot dans son domaine. Jules a prouvé depuis quelques mois déjà qu’il était un buteur remarquable. Non, je n’ai pas vraiment eu peur. Même si on ne mérite pas la victoire, même si on n’est pas les plus beaux à voir, ça fait du bien…

 

 

Cette fin de saison en roue libre est-elle bizarre à vivre, pour les champions de France que vous demeurez jusqu’au 25 juin prochain ?

 

 

Moi, je n’ai pas du tout joué l’an passé. J’ai besoin de rugby. La compétition, les courses, les matchs sont bénéfiques à mon corps et me permettront, tôt ou tard, de retrouver mon niveau (Hugo Bonneval s’était gravement blessé au genou en juin 2014, en Australie, N.D.L.R.).

 

 

Ne l’avez-vous pas encore retrouvé, ce niveau ?

 

 

Non, j’ai du mal. Je réalise par intermittence des choses qui ressemblent à ce que je faisais avant la blessure. Puis je me prends aussitôt les pieds dans le tapis sur des erreurs de cadet. En fait, il me manque du temps et la possibilité d’enchaîner les matchs couperet, ceux qui font réellement progresser. Mais je vais bosser tout l’été pour revenir.

 

 

Avez-vous parlé avec Jeff Dubois au sujet de la tournée du XV de France en Argentine ?

 

 

Je n’ai pas à parler de ça. Vous lui demanderez donc personnellement !

 

 

Qu’irez-vous chercher à Castres, lors de la dernière journée de championnat ?

 

Nous essaierons surtout de ne pas être aussi ridicules qu’on l’a été à Clermont (36 à 10), voici quinze jours… […] Les Castrais ont la chance de se battre pour la qualification. Ce n’est plus notre cas depuis longtemps. Mais nous vendrons chèrement notre peau. Il ne faut pas finir par une défaite à cinquante points. Lors de ma première saison en pro, en 2009, nous étions dans le ventre mou et ce n’était pas le top. Aujourd’hui, nous sommes au bas du classement et c’est vraiment emmerdant. J’espère juste que tout sera plus simple, la saison prochaine.

Marc Duzan
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