Racing 92 : « Castro » sort du silence

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    Racing 92 : « Castro » sort du silence
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Un mois après avoir été mis à pied par le Racing 92, Martin Castrogiovanni a choisi Midi Olympique pour rompre le silence.

Le 24 avril dernier, les stars du Paris Saint-Germain, dont Zlatan Ibrahimovic, Marco Verratti et Javier Pastore, rejoignaient Las Vegas afin d’y célébrer la victoire de leur club en coupe de la Ligue, face à Lille (2-1). Ils étaient ce jour-là accompagnés du pilier du Racing 92 Martin Castrogiovanni, non-retenu dans le groupe francilien affrontant au même moment Leicester, à Nottingham (19-16). Peu après que les clichés de l’escapade de Zlatan et consorts ont été révélés par le magazine suédois « Expressen », les dirigeants du Racing 92 décidaient d’une mise à pied de « Castro » (34 ans, 119 sélections), position qui pourrait déboucher sur un licenciement. Le club des Hauts-de-Seine ayant toujours affirmé que Martin Castrogiovanni avait prétexté un cas de force majeure pour ne pas se rendre au Royaume-Uni, où il était convoqué comme tous les autres membres du groupe.

Qui a raison ? Qui a tort ?

Or, le pilier italien affirme aujourd’hui au Midi Olympique que le Racing 92 ne lui a jamais proposé de faire le déplacement en Angleterre et qu’il était donc libre de tout engagement. Qui dit vrai ? Qui a raison ? Qui a tort ? Une procédure judiciaire est en cours et, entre Castrogiovanni, ses avocats (Maître Philip Fitzgerald et Maître Velen Sooben) et le club francilien, le tribunal des Prud’hommes devrait trancher d’ici peu. Quelle que soit la décision des juges, l’ancien droitier de Leicester (2006-2013) et Toulon (2013-2015) devrait quitter la France à l’issue du délibéré. Rejouera-t-il au rugby ? Offrira-t-il à sa carrière (quatre titres de champion d’Angleterre, une Coupe d’Europe et un Bouclier de Brennus) le dernier rebond qu’il mérite ? Quoi qu’il se passe, « Castro » ne sortira pas indemne de l’affaire. Un de ses proches nous confiait samedi que le joueur « avait beaucoup souffert » au fil de cet imbroglio médiatico-sportif, parlant même du pilier comme d’un « homme meurtri, blessé ».

Communiqué de presse : « Le club lui-même m’a demandé de ne pas venir assister au match... »

« Je n’ai pas souhaité m’exprimer sur les différentes accusations et déclarations faites à mon sujet depuis près d’un mois par mon club, le Racing 92, qui m’a condamné dès le début publiquement avant même de m’entendre.

Mon contrat avec le club est aujourd’hui rompu, j’ai donc décidé de sortir de ma réserve et de rétablir certaines vérités car les déclarations qui ont été faites sont inexactes, ce qui m’a beaucoup affecté sur le plan sportif et sur le plan humain.

Je ne suis pas celui qui a été décrit et je n’ai jamais voulu nuire à mon club que j’ai toujours soutenu par ailleurs.

Il a été dit que j’avais menti pour ne pas assister à la demi-finale de la Champions Cup contre Leicester à Nottingham, le 24 avril dernier. C’est totalement faux puisque c’est le club lui-même qui m’a demandé de ne pas venir assister au match pour des raisons totalement indépendantes de ma volonté.

Cette information m’a été donnée au dernier moment, car je m’apprêtais à partir avec mes coéquipiers pour l’Angleterre alors que je n’étais même pas prévu dans le groupe retenu sur la feuille de match.

Je suis naturellement en mesure de prouver cela et mon équipe juridique est chargée d’apporter toutes les explications utiles dans le cadre de la contestation de mon licenciement.

Je ne comprends pas l’attitude de mon club suite à mon voyage aux états-Unis, j’aurais aimé en discuter dans le secret du vestiaire comme nous avons pour habitude de le faire. Malheureusement mes dirigeants en ont décidé autrement et ont choisi de faire des commentaires par voie de presse sans aucun respect pour ma personne.

Je ne comprends pas non plus ma mise à pied jusqu’au licenciement qui m’a isolé de mes coéquipiers et de mes entraîneurs, à qui j’aurais simplement voulu dire au revoir.

Je pense aujourd’hui à tous mes proches qui sont également affectés par cette « affaire » qui porte gravement atteinte à mon honneur et ternit mon image, ce qui n’est pas sans conséquences sur mon avenir professionnel.

J’aurais aimé finir ma carrière d’une autre manière et ne pas être traité d’une façon aussi brutale car j’ai toujours vécu pour le rugby qui m’a donné tant de joies et d’émotions. »

Marc Duzan
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