Hayraud : « Le travail paye toujours »

  • Hayraud : « Le travail paye toujours »
    Hayraud : « Le travail paye toujours »
Publié le / Mis à jour le

Romagnat a remporté le titre en Deuxième Division féminine. Un exploit que commente son manager, Annick Hayraud.

Que retenez-vous de ce titre ?

C’est bien simple, le travail paye toujours. Cette année, nous avions des ambitions sportives, nous avons demandé aux filles un peu plus d’investissement voire des sacrifices. En plus de trois entraînements terrains hebdomadaires, cette année, il a été mis en place deux séances par semaine de préparation physique qui a été facilitée par notre partenariat avec l’ASM. Les filles ont accepté ce contrat. Les séances ont été souvent difficiles, très dures quelquefois et au final, leurs efforts ont été récompensés.

Sur la phase éliminatoire, quel match a été le plus abouti ?

C’est celui face à Tarbes en quart de finale. Le score final a été flatteur (41-7, N.D.L.R.). Sur le contenu, c’est vraiment la meilleure prestation. Les filles ont joué libérées et ont respecté les consignes. Dans la conservation du ballon, il n’y a eu aucun déchet. Dans les séquences offensives, elles ont parfaitement maîtrisé le sujet. Tarbes est le match référence de la phase éliminatoire. Sur le plan de l’émotion, c’est la finale face à Lyon.

Vous avez été titrée en tant que joueuse et comme manager. Quelle émotion ressentez-vous ?

Ce sont des émotions totalement différentes. En tant que joueuse, on doit essentiellement se concentrer sur l’adversaire et le terrain. Quand on est coach, c’est surtout la tête qui travaille. On se pose toujours des questions. Avons-nous mis la bonne stratégie en place, les filles ont-elles adhéré au discours ? Sur le banc, on ne peut pas échapper à la pression alors que sur le terrain, elle disparaît au coup d’envoi. Au coup de sifflet final, la joie de la joueuse est identique à celle du manager.

L’année prochaine, vous allez évoluer en Top 8. Quel sera l’objectif ?

le club retrouve l’élite onze ans après l’avoir quitté. On va se mesurer à des formations chevronnées Lille, Montpellier et Blagnac-Saint-Orens. Sur le plan sportif, le maintien est l’objectif que nous nous sommes fixé. Pour évoluer à ce niveau de compétition, cela ne se fait pas à la légère. On souhaite se renforcer, car notre effectif n’a que 23 ans de moyenne d’âge.

Didier Navarre
Voir les commentaires
Réagir