Finale Pro D2 : A la David et Goliath

  • Finale Pro D2 : A la David et Goliath
    Finale Pro D2 : A la David et Goliath
Publié le , mis à jour

La finale d’accession en Top 14 se jouera entre l’Aviron Bayonnais de Vincent Etcheto et le Stade Aurillacois de Thierry Peuchlestrade. Elle se déroulera à Ernest Wallon, samedi 4 juin, et s’il vous plaît, à guichets fermés. Présentation d’un choc.  

Vincent Etcheto, le manager de Bayonne, le criait pourtant haut et fort « Aurillac part favori ». Pourtant, ce match s’annonce bel et bien haut en couleur et aucune évidence n’est à l’ordre du jour. D’un côté des Auvergnats qui partent sans pression, ils n’ont rien à perdre. Ils jouent leur première finale d’accession après une saison régulière plus que respectable. Invaincus à domicile, ils ont fini troisièmes au classement général et ont su inverser la tendance en demi-finale face aux Montois, qui partaient pourtant favoris. Face aux Cantaliens, les Bayonnais, eux, veulent à tout prix retrouver le Top14 qu’ils ont quittés il y a un an à peine. Ce match va s’avérer être un vrai combat entre deux clubs avec des visions bien différentes et des culture clairement opposées.

 

  • Le budget

Le budget est une des caractéristiques qui différencie bien ces deux clubs. En effet, Aurillac est l’un des plus petits budgets du championnat de Pro D2. Plus précisément le quatrième avec 4,52 millions. Face à eux, Bayonne accumule 11 millions de budget. Une différence qui sur le papier peut jouer, mais Aurillac a su prouver qu’il pouvait rivaliser avec les grosse écuries de Pro D2. Notamment face au club de Biarritz (3ème budget de Pro D2) face auquel ils ont réussi leurs deux duels (extérieur + domicile). Alors oui, avec un budget comme celui-là, Aurillac ne fera pas de vieux os en Top 14. Mais tout autant que Bayonne. Le vainqueur, n’importe quel qu’il soit, aura du mal à rivaliser avec les gros budgets de l’élite l’an prochain.

 

  • Le public 

On l’aura tous entendu au moins une fois cette peña bayonna, que ce soit au Stade Jean-Dauger ou ailleurs. Car en effet, les supporters basques se déplacent en nombre pour chaque match de leur équipe. Dès ce matin, environ 63 bus de supporters se sont d’ailleurs déplacés pour la finale. Autant dire, que le ton est donné. Le stade Ernest Wallon sera bien bleu et blanc demain dès 16h15. Du côté d’Aurillac, c’est plutôt un public de passionné qu’on retrouvera. Alors certes, ces deux clubs n’ont pas la même vision pour supporter leur équipe respective mais le rugby les rassemblent.

 

  • L'effectif

Ces deux clubs ont aussi une politique de recrutement bien spécifique. En tous cas du côté de l’Auvergne, on a misé sur une stabilité importante. En effet, en jetant un coup d’oeil sur la feuille de match de la demi finale, nous avons pu remarquer que la plupart des joueurs présents faisaient partis du club depuis belle lurette. A l’image de Paul Boisset notamment, demi de mêlée de 27 ans, au club depuis 2007. Mais pas seulement, nombre de ses compères sont au club depuis plusieurs années. La pérennisation de l’équipe est un point fort de cet effectif. D’autant plus que le staff aurillacois est aussi en place dans ce club depuis maintenant quelques années. Et Jérémy Davidson, entraîneur des avants, a même prolongé son contrat jusqu’en 2022. Autant dire, que chacun, quelque soit la place qu’il occupe, croit en l’avenir de ce club. Du côté du Pays Basque, plusieurs joueurs répondent présents par leur expérience. En effet, nombre d’entre eux ont déjà joué en Top 14. A l’image de Martin Bustos Moyano, buteur emblématique de l’effectif bayonnais.

 

Par Jessica Fiscal

 

 

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