Jonathan Wisniewski : « Ne pas tout voir en noir »

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    Jonathan Wisniewski : « Ne pas tout voir en noir »
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Mardi, l’entraînement du FCG a été annulé faute de combattants. Pas de quoi miner le moral de Wisniewski, qui effectuera son retour juste avant l’annonce du groupe France, et espère que le FCG saura conclure sa saison sur une bonne note.

Vous avez manqué les derniers matchs du FCG depuis votre blessure au poignet face aux Harlequins, en demi-finale du Challenge. Comment avez-vous vécu la spirale négative qui semble s’être installée dans le club ?

On va dire que l’enchaînement de la défaite face à Castres et la demi-finale de Challenge Cup nous a mis un grand coup sur la tête, et que nous avons eu du mal à nous remobiliser pour la suite. Nous savions que derrière, ce serait plus délicat d’atteindre l’objectif du club, la huitième place en Top 14. Il y a un peu de frustration par rapport à ces derniers résultats, bien sûr, car lâcher de la sorte ne ressemble pas à cette équipe, à son état d’esprit.

Pourtant, cette fin de saison ressemble aux précédentes…

Oui… Mais il faut dire aussi que cette saison est la première que nous terminons sans pression pour le maintien, que lors de ce match face à Castres, il nous manquait six joueurs majeurs. Lors de ce rendez-vous, nous pensions surfer sur une espèce d’euphorie, mais le scénario du match n’a pas été à notre avantage, nous encaissions trois essais à zéro passe ou presque. Tout cela cumulé, on se dit que c’était presque inexorable.

Quel sera votre objectif face au Stade toulousain, qui viendra chercher un barrage à domicile ?

Le but demeure de terminer sur une bonne note devant notre public, qui viendra nombreux. On entend toutes ces choses, on a envie de faire plaisir à nos supporters, de dire au revoir à ceux qui nous quittent. Il y a une forme de point d’honneur à terminer sur un petit sourire.

Sentez-vous que ce match peut avoir une certaine importance en vue de la saison prochaine, puisqu’il permettrait d’atténuer le bilan de la fin de saison du FCG à l’heure où les supporters manifestent une certaine lassitude ?

Nous avons été sensibilisés par rapport à cela, bien sûr. On le ressent aussi, même si on est un peu déçu de voir que les choses tournent comme ça. Nous avons joué à fond deux compétitions, sans avoir pour cela l’effectif de Clermont. Comme je l’ai dit, c’était la première saison où nous avons assuré le maintien assez tôt, la première où nous avons atteint une demi-finale de Coupe d’Europe pour laquelle nous avons senti un certain engouement. C’était déjà une vraie progression. Il ne faut pas non plus oublier tout ça non plus.

Reste que la sinistrose semble s’être emparée du FCG, entre les nombreuses blessures, la suspension de Rory Grice…

C’est vrai que la suspension de Rory a marqué le groupe, puisqu’on sait qu’il manquera sept matchs la saison prochaine. Mais la saison ne durera pas que sept semaines, heureusement. Mais on sait aussi qu’il nous apportera sa fraîcheur à son retour ! Il ne faut pas voir tout en noir… L’autre problématique de la fin de saison, à savoir les blessures, nous a permis d’intégrer des jeunes du centre de formation. Les cinq-six matchs que ces jeunes ont disputés leur ont permis d’acquérir de l’expérience. Ils ont commis certaines petites erreurs, de façon tout à fait naturelle, et savent désormais ce qu’il faut faire pour ne pas les reproduire. L’an prochain, nous aurons besoin de tout le monde pour faire grandir ce club, comme cela a été le cas cette saison.

Au sujet de votre poignet, comment vous sentez-vous, après avoir repoussé votre retour à cette dernière journée ?

Cool ! (sourire) Le poignet est OK depuis la semaine dernière, durant laquelle j’ai réintégré le groupe à l’entraînement. J’ai suivi une convalescence spécifique, avec pas mal de préparation physique, de musculation, etc., donc on ne voulait pas précipiter mon retour afin de ne pas risquer la blessure. Mais pour ce match, je serai à 100 %.

Votre nom, ainsi que celui de Xavier Mignot ou Mahamadou Diaby, est souvent ressorti en vue de la tournée de juin en Argentine… On imagine que cela vous travaille.

Bien sûr. Nous en avons discuté à plusieurs reprises avec Xavier… On en rêve, et on va regarder attentivement la liste. Si nous avons le privilège d’être appelés, cela montrerait que le FCG est capable d’amener des joueurs au niveau international, ce qui serait une vraie fierté et une immense récompense pour le club.

À l’instar de Xavier Mignot, vous avez manqué les dernières rencontres sur blessure. Craignez-vous que cela puisse vous pénaliser en vue de la liste qu’annoncera Guy Novès la semaine prochaine ?

On ne peut pas tout résumer à ces derniers matchs, sachant que nous avons me semble-t-il montré des choses intéressantes dans la saison. Mais on n’en est pas là, et avant de parler de quoi que ce soit d’autre, il y a d’abord un match à jouer avec Grenoble contre Toulouse

Nicolas Zanardi
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