La Savoie y est presque

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    La Savoie y est presque
Publié le , mis à jour

Chambéry rejoint Valence d’Agen en finale du Jean Prat.

Rodez n’avait plus rien à perdre pour cette deuxième confrontation avec les montagnards chambériens. Et c’est bien face à une montagne que les jaune et rouge sont tombés en cette chaude fin d’après-midi. Toute la saison, les Chambériens ont construit leurs victoires sur une défense intraitable et encore aujourd’hui ce fut le point fort des locaux. Dans l’obligation de marquer des points, les Aveyronnais ont joué toutes leurs pénalités en position d’être transformées sous forme de pénaltouche. Mais chaque fois les Jaune et Noir ont repoussé les vagues adverses. Par contre du côté chambérien, où seule la victoire était l’objectif, toutes les pénalités réalisables ont été tentées et à ce jeu Grant auteur d’un 5 sur 6 était dans un bon jour. Il est vrai que l’essai obtenu par les avants dès la douzième minute avait bien lancé les Savoyards.

Après une touche dans les 22 mètres visiteurs Blanc-Mappaz se saisissait du ballon et le camion des avants conduit par Perez-Galeone parcourait les dix mètres qu’il fallait avant de s’écrouler dans l’en-but. Une transformation et deux pénalités de Grant avaient meublé le score. Rodez profitait d’une supériorité numérique pour pilonner le camp chambérien mais les six minutes supplémentaires qu’affichait le tableau ne suffisaient pas. Ils y parvenaient dès la reprise après un coup de pied à suivre de Boscos cafouillé par la défense chambérienne et Alonso marquait. 13 à 7, le match était relancé et les nombreux supporters aveyronnais reprenaient de la voix.

Lamprecht marque pour son dernier match

Rodez jetait toutes ses forces dans la bataille et mettait en difficulté Chambéry qui continuait à défendre bec et ongles. Les pénalités étaient également réparties dans les deux camps mais les choix n’étant pas les mêmes, Grant creusait l’écart en trouvant encore trois fois la mire. Les joueurs étaient épuisés mais continuaient de produire du jeu. C’est finalement Rodez qui parvenait à franchir une deuxième fois la ligne d’essai, profitant d’une deuxième supériorité numérique et des deux minutes supplémentaires accordées par l’arbitre. En bout de ligne Lemprecht, pour son dernier match, concluait une action qui allait d’un bout à l’autre du terrain. Cette réalisation récompensait l’entêtement des visiteurs à jouer mais c’est Chambéry qui disputera la finale. Michel Ringeval concluait : « C’est le match qu’il fallait faire. Cette finale c’est l’aboutissement de la saison mais une finale il faut la gagner, la jouer pour la perdre cela ne sert à rien. »

Paul Raginel

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