Le réalisme Valencien

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Valence-d’Agen s’est qualifié pour la finale du Trophée Jean Prat en disposant de Romans-sur-Isère !

Il y a quatre ans, l’Avenir valencien était tombé les armes à la main à ce même stade de l’épreuve sur la pelouse columérine de Michel -Bendichou. Cette fois, les hommes de Laurent Thuerry ont conjuré le mauvais sort lors de cette seconde manche face à Romans. Dimanche, ils ont ainsi gagné le droit de disputer face à Chambéry la première finale de Fédérale 1 de leur histoire. Reste que ce billet pour cet ultime rendez-vous de la saison, il a été dans l’ensemble difficile à composter. La porte de la finale s’est définitivement ouverte après l’heure de jeu alors que Romans menait sur l’ensemble des deux matchs (25-23). Sur un modèle d’attaque en première main, le centre Matthew Pollen a parfaitement déchiré le premier rideau défensif dromois, aspiré deux défenseurs et libéré un boulevard pour son demi-de mêlée, Guillaume Dulay qui a conclu victorieusement entre les poteaux, l’essai de la victoire et de la qualication.

« Cet essai après l’heure de jeu nous fait très mal, reconnaît le capitaine romanais, Louis Bezert. Valence a fait preuve d’un plus grand réalisme. De notre côté, nous pouvons avoir des regrets, celui de ne pas avoir concrétisé nos temps forts notamment en début de seconde mi-temps. Il est dommage aussi que nous ne soyons pas retourné aux vestiaires avec l’avantage au score. En première période, nous avons longuement mené 6-0. Sur le plan défensif, nous avons craqué à moins d’une minute de la pause ce qui est bien dommage. Les trois points d’avance du match aller n’étaient pas suffisants. Il fallait gérer les trois points d’avance et la pression de ce match retour, c’était bien difficile. Toutefois, nous nous inclinons face à une très belle équipe de Valence d’Agen. »

Une équipe, une famille

Il ne croit pas si bien dire le capitaine romanais. Valence d’Agen a largement mérité son succès et sa qualification pour la finale. L’équipe de Laurent Olivier a fait preuve d’une plus grande pertinence dans l’animation offensive. Dans le secteur défensif, les attaques romanaises se sont brisées les ailes sur le mur valencien.

« Physiquement, nous avions plus de ressources, fait remarquer le pilier droit tarn-et-garonnais, Julien Soulies. En début de seconde mi-temps, nous avons vu que les Romanais étaient à la recherche d’un second souffle. Malgré notre retard au tableau d’affichage et sur l’ensemble des deux matchs, nous savions que tôt ou tard, nous allions faire la différence. Après l’essai de Guillaume à l’heure de jeu, nous savions que le match ne pouvait plus nous échapper. Pour le club, la ville, c’est quelque chose d’extraordinaire. J’ai été champion de France cadet avec Agen, j’ai gagné le titre du Périgord-agenais avec mon club de Layrac. Dimanche, c’est la première grande finale que je vais jouer. Valence, nous sommes plus qu’une équipe, nous sommes une famille. »

Une famille qui aspire à succéder à Provence-Rugby.

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