Castres, contrat rempli

Christophe Urios, pour son retour, a réussi sa mission. A savoir qualifier le Castres Olympique pour les phases finales du Top 14.

 

 

Le sentiment du devoir accompli, c’est ce que devait ressentir Christophe Urios après le coup de sifflet final et la victoire de « son » Castres Olympique face au Stade Français (35-14). Une qualification en barrages, un an après la saison catastrophique où le champion de France 2013 avait fini à la 12e place du classement. Le CO est de retour au premier plan, et c’est en grande partie grâce à son technicien. Urios c’est neuf années passées en tant que joueur du club tarnais et quatre en tant qu’entraîneur.

L’année dernière avec l’USO , il avait réussi l’exploit de qualifier les Oyonnaxiens pour les barrages.

 

 

Deuxième partie de saison réussie !

 

Après la défaite 17-28 face à Clermont à Pierre Antoine, le 20 février, les espoirs Castrais ont failli s’envoler. Mais la semaine d’après, les hommes de Christophe Urios ont réussi l’exploit d’aller s’imposer au Racing 9-13 et par la même occasion effacer ce faux-pas à domicile. Ensuite, ils ont empoché leur qualification en faisant trois bons matchs à l’extérieur, malheureusement soldés par trois défaites (22-19 à Montpellier, 21-16 à Pau et 23-22 à Brive), au final, ce sont trois bonus défensif précieux qui ont pesé dans la balance au final.

 

 

Des hommes forts

 

 

Et puis, le CO pourra assurément compter sur ses cadres, tous brillants dimanche soir : les Tichit, Rallier, Wihongi, Capo Ortega, Bias, Tulou, Combezou, Sivivatu et même le jeune Babillot ont été exemplaires. Parmi eux, deux hommes méritent même une mention spéciale : le premier est Rémi Lamerat. Admirable d’envie, l’ancien Toulousain a été percutant en attaque comme en défense, et s’est fendu de quelques superbes passes dans la défense. Le second est Rory Kockott, qui est décidément le facteur X de cette équipe castraise. Littéralement intenable, le demi de mêlée tricolore a été le héros castrais en signant deux essais de grande classe, et relativement similaires : deux fulgurances dans la défense parisienne, ponctuées par des coups de pied par-dessus qu’il récupéra au nez et à la barbe des Soldats roses… Qu’on se le dise, Kockott et son CO sont fin prêts à forcer le barrage montpelliérain…