Un dessert en entrée

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    Un dessert en entrée
Publié le , mis à jour

Les Français démarrent ce mardi leur compétition contre les Argentins. Un très gros test pour les Bleuets.

De l’avis d’Olivier Magne, leur entraîneur des avants, le seul des trois techniciens responsables de cette équipe des moins de 20 ans qui a déjà vécu ce Mondial, sous la responsabilité de l’ancien manager Fabien Pelous, cette équipe d’Argentine, qui leur sera servie mardi pour leur entrée dans la compétition, sera sans aucun doute le plus gros morceau auquel les jeunes Français devront se frotter dans cette poule à dominante « Sudistes ». Plus véloces que les Sud-Africains, plus affirmés dans leur rugby que les Japonais, les « Pumitas » seront la copie conforme de leurs aînés. Ils mordront, agresseront, quand leur capacité de relance infinie leur offrira de multiples solutions offensives. N’avaient-ils pas manqué de battre la saison dernière en Italie les Néo-Zélandais en leur imposant un gros tempo, ces Baby Blacks qui partaient pourtant vers leur cinquième sacre ? « Les Argentins me font penser à l’équipe de France d’il y a quelques années : ils ont cette incroyable faculté d’explosivité et ce degré de folie qui les rend extrêmement dangereux, dit Magne, sans avoir vu aucune image, puisque ces jeunes Argentins n’ont disputé encore aucune compétition officielle, tandis que le film du Tournoi des 6 nations des Français est en libre accès. Mais toutes les équipes des moins de 20 ans ressemblent à leurs équipes nationales, et c’est d’autant plus vrai pour les Argentins qui ont mis en place un programme de formation commun complètement calibré. »

Ce match inaugural contre cette équipe qui parle les yeux dans les yeux avec les grands dominants du Sud, composera demain une entrée en matière à quitte ou double. Elle confirmera, en cas de défaite, le statut d’outsider de deuxième catégorie de la France seulement 2 quatrièmes places en huit ans - ou lancera cette jeune équipe très convaincante durant le Tournoi des 6 Nations, vers les sommets où ses responsables la pense capable d’évoluer : « Nous pouvons faire notre trou avec cette génération », dit son manager Thomas Liévremont, qui lancera immédiatement sur le pré son quinze le plus aguerri. À l’exception de Damien Penaud.

« Soyons nous-mêmes »

Lièvremont, Faugeron et Magne, qui comptent beaucoup sur les capacités d’accélération et les prises d’intervalles du centre de Montferrand, ont embarqué Damien Penaud en Angleterre en le sachant forfait pour ce premier match. Il souffre encore légèrement d’une épaule, qui devrait être rétablie pour la deuxième opposition de samedi contre le Japon. Les deux autres centres Septar et Roudil ont aussi reçu des alertes de leurs ischio-jambiers mais, aux dernières nouvelles, ils devraient pouvoir tenir leurs places. Devant, tout l’effectif sera disponible. La délégation française a pris ses quartiers à Manchester depuis vendredi, après une semaine de préparation à Marcoussis légèrement dérangée par des petits pépins physiques de fin de saison à résorber. Les repères défensifs communs y ont été beaucoup travaillés pour faire face aux variations offensives argentines. « Mais l’important, c’est notre propre jeu, a insisté Thomas Liévremont. Nous sommes passés juste à côté du grand chelem en produisant un rugby aéré et sympa à voir. C’est notre voie. Nous formons les internationaux de demain, il n’est pas question de se recroqueviller. La notion de formation fait partie intégrante de ce tournoi. Soyons nous-mêmes, donnons la meilleure image de la France possible, en espérant que ça gagne… » .

Par Guillaume Cyprien

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