Le fighting spirit montois

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    Le fighting spirit montois
Publié le , mis à jour

Mal en point en Janvier, les Espoirs du Stade Montois ont su redresser la barre pour finir en boulet de canon et décrocher un titre qui doit beaucoup à leur état d’esprit et à leur solidarité.

La saison avait mal commencé pour les Espoirs montois dans cette poule à seize clubs d’élite 2. Étrillée à Castres et battue deux fois à domicile lors des six premières journées, on pensait l’équipe repartie pour une saison galère identique à la précédente. D’autant qu’au début des matchs retour, elle enchaînait une deuxième série négative qui la plaçait dixième à dix journées de la fin. De quoi finir la saison en roue libre, pensait-on. Pas du tout. « Fin Janvier, nous nous sommes enfermés dans une salle et nous avons mis tout à plat. Nous nous sommes tous remis en question, joueurs et encadrement. Il faut croire que cette thérapie de groupe a été le tournant dans notre saison. » Fabrice Lalanne, ancien numéro 8 et deuxième ligne du Stade montois, co-entraîneur avec Fabien De Vecchi, nous livre une des clés de la réussite de son équipe.

Loin de lâcher, les jeunes montois ont alors enchaîné neuf victoires consécutives (mieux que leurs aînés de l’équipe professionnelle) pour arracher la dernière place qualificative. De quoi s’inviter aux barrages, remportés face à Grenoble, puis aux demi-finales (victoire face à Lyon) et à la finale victorieuse face à Oyonnax, sur la pelouse d’Ussel et sous les yeux des pros battus la veille à Aurillac, mais qui ont tenu à venir encourager leurs cadets. « Franchement, ce n’était pas programmé. Notre groupe n’avait pas des moyens énormes par rapport à la plupart de nos adversaires. Notre pack était certainement un des plus légers de la compétition. Mais nous avons compensé avec nos armes : la solidarité, l’enthousiasme et les valeurs qui se transmettent de génération en génération dans ce club. » Et cela a fonctionné au-delà des espérances. Il ne faudrait pas croire pour autant que ce résultat soit le fruit du hasard. « L’an passé, nous avons remporté cinq victoires en trente matchs, précise Fabrice Lalanne, mais nous avons travaillé pour l’avenir, en mettant en place des systèmes intégrés au final par l’ossature de l’équipe de cette année. Cela nous a permis de travailler sur une base connue et de trouver des repères plus facilement. L’apport de nouveaux joueurs a fait le reste. »

Un peu de réussite et pas mal de talent

Et aussi le caractère de certains. Toute équipe qui gagne a besoin de leaders : Louis-Mathieu Jazeix, troisième ligne, et Mathieu Billou, demi de mêlée, sont de ceux-là. Garants de l‘esprit et de l’engagement de chacun, ils ont haussé le niveau d’exigence de tous. Il a fallu ensuite un peu de réussite et pas mal de talent. Et du talent, il y en a dans cette équipe. Aux deux leaders du groupe, il faut ajouter Jérémy Russel, Bastien Berenguel et bien sûr Beka Gorgadze (absent de la finale pour cause de demi-finale avec l’équipe professionnelle), qui ont goûté cette saison au Pro D2, et qui ont apporté le petit plus indispensable à la réussite. Mais au-delà de ces individualités à qui l’on souhaite un avenir radieux, c’est bien une histoire collective que ces jeunes ont écrite au terme d’une fin de parcours éblouissante, où chacun a su se surpasser. Une histoire de copains qui récompense encore une fois l’excellence de la formation au Stade montois et la pérennité d’un esprit club qui, grâce à ces jeunes talents et à leurs éducateurs, garants des valeurs maison, laisse présager des lendemains qui chantent.

Pierre Baylet

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