Tournées : Jones va défier son pays

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    Tournées : Jones va défier son pays
Publié le , mis à jour

Les nations du Tournoi vont aller défier les cadors de l’hémisphère sud. L’Angleterre tentera de confirmer son Grand chelem en Australie. Les Gallois rêvent de surprendre les All Blacks.

Angleterre en Australie

Eddie Jones ne compte pas s’arrêter au grand chelem. Il rêve de conduire le XV de la Rose à sa première tournée victorieuse en Australie, une nation qui a surclassé les Anglais lors de la dernière Coupe du monde. Pour la préparer, il fut programmé un match de contre… le pays de Galles (le troisième de la saison) dimanche dernier. Ils l’ont joué et gagné sans les joueurs des clubs finalistes du championnat (Saracens et Exeter). Cette sélection n’est pas révolutionnaire en soi. Le pilier Joe Marler s’est exclu de lui-même pour faire le point après ses écarts de discipline et le chasseur d’essais Brian Ashton n’a pas trouvé sa place dans l’esprit du sélectionneur, pas plus que Danny Cipriani d’ailleurs. En revanche, l’ouvreur ou centre d’Exeter, Henry Slade, sera du voyage après avoir manqué le Tournoi à cause d’une grave blessure à un genou. Le groupe ne comporte que quatre nouveaux joueurs. Le troisième ligne de Northampton, Teimana Harrisson, le centre Ben Te’o, de Worcester (29 ans, ancien international à XIII pour les Samoa) et deux piliers Ellis Genge, de Leicester (qui jouait encore en deuxième division, à Bristol, jusqu’en mars) et Kyler Sinkler des Harlequins. Est-il besoin de rappeler qu’Eddie Jones est australien et qu’il a entraîné les Wallabies entre 2000 et 2005. Il va retrouver Michael Cheika avec qui il a joué dans les années 80 et 90 à Randwick. « Les Wallabies vont nous proposer un jeu très physique. Il faudra avoir du répondant », a-t-il déclaré, en faisant aussi remarquer que son équipe avait été soumise à son arrivée à des contrôles tatillons par la douane locale.

Programme > 11 juin à Brisbane ; 18 juin à Melbourne ; 25 juin à Sydney

Pays de Galles en Nouvelle-Zélande

Les Gallois joueront trois tests, plus un match de semaine contre la franchise des Chiefs. Warren Gatland n’a pas choisi Leigh Halfpenny. Il sera aussi privé d’Alex Cuthbert et de Justin Tipuric tous deux blessés. à noter le retour du centre Scott Williams, blessé à un genou lors du Mondial et qui a manqué tout le Tournoi des 6 Nations. Le Clermontois Jonathan Davies sera là comme Luke Charteris (Racing). Les deux monuments Alun-Wyn Jones et Sam Warburton, le capitaine, seront les figures de proue d’un groupe qui ne comporte qu’un seul néophyte : Ellis Jenkins, le troisième ligne de Cardiff, appelé à la dernière minute pour remplacer Dan Lydiate, opéré d’une épaule et absent pour trois mois. Une vraie tuile ! évidemment, la tâche sera ardue pour les Celtes qui, dans toute leur histoire, n’ont jamais gagné en Nouvelle-Zélande. Une seule victoire serait vue comme un triomphe. Jamais avare d’un bon mot, Gatland a expliqué : « Les All Blacks ne sont pas invincibles. Ce sera dur mais j’ai dit à mes joueurs de revoir le match Nouvelle-Zélande - Géorgie du dernier Mondial. Ils avaient fait pas mal d’erreurs ce jour-là. » Sam Warburton est en train de retrouver tous ses moyens après une blessure à une épaule. Il espère être rétabli pour le premier test. « Battre au moins une fois les All Blacks fait partie des buts de ma carrière. Si quelqu’un me dit que nous n’en sommes pas capables, je lui répondrais qu’il n’a rien à faire dans cette équipe. » La dernière victoire remonte quand même à 1953, à Cardiff, sous le capitanat de Bleddyn Williams.

Programme > 11 juin à Auckland ; 18 juin à Wellington ; 25 juin à Dunedin

Le 14 juin, le pays de Galles affrontera les Chiefs, à Hamilton

Irlande en Afrique du Sud

Vendredi, on apprenait que Jonathan Sexton ne prendrait finalement pas l’avion à cause d’une épaule blessée. Idem pour Dave Kearney, touché, lui, à un mollet Les Irlandais seront décidément très handicapés pour ces trois tests-matchs de haute intensité. Rappelons qu’ils n’ont jamais gagné en Afrique du Sud en cent dix ans de confrontations. Joe Schmidt a dû se passer notamment de Peter O’Mahony, Cian Healy, Simon Zebo, Sean O’Brien et Tommy Bowe. Il avait aussi omis de sélectionner Ian Madigan, en partance pour Bordeaux mais s’est ravisé après la blessure de Sexton. Pas de trace de Stuart McCloskey, le centre de l’Ulster, qui fut pourtant très brillant cette saison, notamment en Coupe d’Europe.

Programme > 11 juin au Cap ; 18 juin à Johannesburg ; 25 juin à Port Elizabeth

Italie en Amérique

Les Italiens vont découvrir leur nouveau sélectionneur à l’œuvre. L’Irlandais Conor O’Shea a hérité d’un programme presque allégé pour ses débuts. L’Argentine, les états-Unis et le Canada, c’est quand même plus digeste pour une équipe en pleine déconfiture. Les Azzuri prendront l’avion sans leur as, Sergio Parisse, que O’Shea voulait ménager. On ne verra pas non plus un autre vétéran, le troisième ligne Alessandro Zanni. Le sélectionneur se passera aussi du controversé Martin Castrogiovanni et ses 119 capes. Est-ce une question de limite d’âge ou de sanction après l’affaire de l’escapade à Las Vegas ?

Programme > 11 juin à Santa Fe (Argentine) ; 18 juin à San José (Californie, États-Unis) ; 26 juin à Toronto

Ecosse au Japon

Programme allégé pour les écossais qui ne joueront que deux tests face au Japon. Mais ces matchs seront très suivis pour voir si l’équipe nippone peut confirmer la bonne impression laissée durant le dernier Mondial. Les Écossais leur avaient passé un bon 45 à 10 mais les Cherry Blossom avaient dû jouer trois jours après leur exploit face aux Springboks. Vern Cotter a convoqué un groupe réduit à vingt-sept joueurs qui sera privé de Luke Bennett, le centre si doué présélectionné pour représenter la Grande-Bretagne en rugby à VII aux JO. Pour le reste, tous les cadres habituels seront là.

Programme > 18 juin à Toyota ; 25 juin à Tokyo

Jérôme Prévot
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