Présentation des barrages : Montpellier

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    Présentation des barrages : Montpellier
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Montpellier ne peut pas se cacher cette saison. Derrière Clermont, il est peut être le prétendant le plus sérieux au Bouclier de Brennus. Castres est prévenu.

Parcours :

 

Quasi-irréprochable. Après avoir fini 3e du classement, les Montpelleriens s’offrent donc un quarts à domicile. Une rencontre qu’ils auraient voulu éviter.

Les Montpelliérains avaient clairement décidé de jouer le coup à fond pour tenter d’accrocher une place directe en demi-finale et pouvoir souffler un peu la semaine prochaine. C’est raté. Car l’équipe a déjà enchaîné seize matchs sans repos depuis sa défaite à domicile contre Pau le 20 février. Elle n’a perdu qu’une fois depuis, à La Rochelle il y a un mois pour le seul match durant lequel l’effectif avait tourné. Entre temps, elle avait disputé les phases finales du Challenge européen et remporté la compétition.

Ainsi, le club héraultais termine troisième et devra jouer un barrage ce week-end, enchaînant un dix-septième match consécutif. Il lui faudrait donc en disputer dix-neuf s’il souhaite tenir son objectif-aujourd’hui clairement affiché-de remporter le premier titre de champion de France de son histoire.

Toute la saison ils ont imposé leur puissance, leur capacité à franchir et à faire la différence physiquement. Espérons que la fatigue accumulée ne pète pas lors du quart de finale contre Castres.

Il va pourtant falloir retrouver du jus très vite. Car ce sont des Castrais tournant à plein régime qui se présenteront à l’Altrad Stadium pour venir chercher une place en demi-finale.

 

 

Hommes clés : Paillaugue et les Afrikaners

 

Cette saison est celle de l’explosion pour Benoit Paillaugue. Le demi de mêlée de 29 ans a profité du départ de Pélissié (Toulon) et mis sur le banc l’international australien Nic White pour s’imposer comme un taulier du MHR. C’est un vrai numéro 9 à l’ancienne. Très rapide en sortie de rucks, il lance superbement bien ses arrières. Il sait aussi être très malin et très précis dans l’utilisation de son jeu au pied. On peut dire qu’il est l’un des rares français à s’imposer à Montpellier. Autour de lui, principalement des Sud-Africains.

François Steyn (29 ans), Jacques Du Plessis (22 ans) et Pierre Spies (31 ans) sont ceux qu’on peut tirer du lot. Le trois-quarts centre Steyn et le numéro 8 Spies sont arrivés en cours de saison, en février. Et ils ne leur a pas fallu bien longtemps avant de s’imposer comme des titulaires indiscutables. Les deux sont des références mondiales au poste.

Jacques du Plessis a lui montré son talent du début à la fin de la saison. Aussi bon en deuxième ligne qu’en troisième, il l’est un rouage essentiel dans le dispositif de Jake White. Il est fougueux, parfois même un peu trop (18 pénalités concédées), il est beaucoup sanctionné en match, mais ce n’est rien à coté du travail qu’il effectue dans les rucks.

 

 

 

Atout technique : Sa présence physique

 

Pour le MHR, le constat est devenu une rengaine : les rugby-cubes de Jake White sont lourds, massifs et cherchent à détruire, dans l’axe, plutôt que de construire sur le large. La méthode n’est pas spectaculaire, parfois soporifique mais elle a déjà assuré aux Montpelliérains un titre en Challenge européen, il y a trois semaines. Surtout, le style semble coller à merveille au sprint de notre Top 14, autoproclamé meilleur championnat du monde mais dont les phases finales n’accouchent, le plus souvent, que de rencontres étriquées. Dans ce registre de gros volumes et de défi physique, les Montpelliérains semblent imbattables.

Tout le défi, pour les Castrais, sera donc de contourner ces adversaires massifs, de les user en les obligeant à se déplacer un maximum sur le terrain et de finir par les faire craquer. Impossible ? Pas nécessairement.

 

 

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