Se consoler avec un titre

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Publié le , mis à jour

Chambéry- Passés à un point du pro D2 la saison passée, les savoyards, pas invités dans la course à la montée, ont très vite ciblé un nouvel objectif.

Cela fait déjà huit saisons que Michel Ringeval s’est engagé dans un projet avec le SO chambérien et ce dimanche, le club savoyard disputera sa deuxième finale depuis l’arrivée de son mentor. La première, il y a quatre ans, en Fédérale 2, il l’avait remportée face à Mauléon… à Béziers, là où le SOC retrouvera Valence-d’Agen lors d’un rendez-vous dont on pourrait presque dire qu’il était programmé. « En début de saison, quand nous avons appris que notre dossier pour postuler à la montée en Pro D2 n’avait pas été accepté, nous avons voulu nous fixer un nouvel objectif. Cette finale du Jean-Prat est ainsi devenue assez tôt dans la saison le but à atteindre. Mais même si, tout au long de la saison, nous avons eu cet objectif dans un coin de nos têtes, à aucun moment il ne nous a hantés », explique le manager du club savoyard qui, la saison dernière, avait manqué d’un petit point la montée en Pro D2 et la finale de Fédérale 1.

Une seule défaite

Chambéry pensait pouvoir légitimement repartir dans sa quête du niveau supérieur. Il lui a fallu donner un nouveau sens à sa saison, sans que cela déstabilise le groupe. « On ne peut pas vivre avec des regrets. Nous sommes dans le présent. On ne va pas se casser la tête en se disant que nous avions les moyens de lutter pour accéder au Pro D2. Nous sommes dans une autre compétition, relevée, éprouvante et il reste un match à disputer. Cette finale constituera pour nous le huitième match consécutif à haute pression. Nous avons débuté cette série à domicile, face à Aubenas-Vals, lors de la dernière journée de la phase régulière dans un match décisif pour notre classement. Depuis, il a fallu enchaîner les rencontres », explique Michel Ringeval.

Son groupe a aussi enchaîné les performances pour ne concéder qu’une seule défaite dans son parcours en phase finale, lors du premier match à Bobigny. Depuis, les Savoyards sont invaincus et cette dynamique est l’un des éléments ayant contribué à entretenir une certaine fraîcheur au sein du groupe, malgré l’enchaînement. « On le vit bien parce que nous avons aussi mis en place des entraînements plus ludiques. Il faut évacuer la pression », souligne Michel Ringeval qui s’est aussi attaché à ne pas laisser ses joueurs s’enflammer face à la perspective de la finale. « Nous avons abordé le quart de finale retour contre Rouen avec sept points d’avance et, d’entrée, nous avons inscrit un essai. Ensuite, nous avons su gérer notre match. à la fin, il y a eu de la joie, la satisfaction de toucher au but mais pas d’euphorie. Les joueurs savent très bien qu’ils ne peuvent pas se contenter du bonheur de disputer une finale. Au regard de tout le travail accompli par le groupe cette saison, il y a une obligation : celle de gagner cette finale. »

Des joueurs comme Blanc-Mappaz, Vicente, L’Hospital ou encore Portzert ont connu ce bonheur, en Fédérale 2, il y a quatre ans sous le maillot chambérien. Ils ne veulent pas se contenter de partager leurs souvenirs avec leurs nouveaux équipiers. Le SOC a une nouvelle page de son histoire à écrire pour matérialiser un peu plus l’avancée suivie depuis l’arrivée de Michel Ringeval, mais aussi pour consolider un peu plus l’édifice. « Nous voulons continuer à construire », assure Michel Ringeval

Par Jean-Pierre DUNAND

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