Le Racing au bout du suspense

  • Le Racing au bout du suspense
    Le Racing au bout du suspense
Publié le

Ballotté en fin de match, le Racing 92, qui a mené tout au long du match, s'est imposé face au Stade toulousain (21-16) pour s'offrir une place en demi-finale.

Le match

 

Ceux qui, en ce samedi après-midi, avaient enchaîné les duels internationaux entre hémisphères ont dû se ronger les ongles toute la soirée... Car le spectacle s'est résumé à un jeu minimaliste, un rude combat sur phases statiques et une pléiade de maladresses au stade Yves-du-Manoir. Face à une équipe toulousaine éteinte dans le premier acte, si éloignée de ses récentes sorties, la bande à Carter s'est contentée de dominer les airs, les impacts et surtout d'occuper le terrain pour prendre ses aises. Le tout grâce à la réussite au pied de l'artilleur néo-zélandais. 100 % de réussite pour permettre de mener 12-6 à la pause, le Stade ayant répondu par deux pénalités de Sébastien Bézy. Dans le second acte, les hommes d'Ugo Mola revenaient enfin avec davantage d'ambitions et d'intentions. Sans pour autant inquiéter leurs adversaires, lesquels, par l'intermédiaire de Goosen (48e) puis Carter (64e), prenaient leurs distances (18-9). C'était sans compter sur le talent de Fickou qui relançait totalement le suspense (66e). Après un énième coup de pied de l'ouvreur all black, le Racing comptait cinq points d'avance (21-16) avant des ultimes minutes suffocantes. Ballottés en mêlée fermée, les hommes du duo Travers-Labit étaient acculés sur leur ligne. Les Toulousains choisissaient alors l'épreuve de force pour remporter la mise après la sirène... Mais le jeune Maiau, dominé, était soudainement blessé et laissait sa place à Tameifuna... La suite ? Un ballon tombé par Tekori et voilà les Franciliens en demi-finale.

 

L'essai

 

Gaël Fickou

 

Il a été le très grand bonhomme de la soirée côté toulousain. Avançant sur chaque impact, créant de multiples brèches dans la défense adverse et régnant même dans les airs. Il aurait même pu être décisif à la 66e minute. Alors qu'au début de l'action, c'est lui qui déchirait le rideau francilien pour mettre les siens dans le sens du jeu, il se retrouvait ballon en mains, en bout de ligne, après plusieurs autres temps de jeu. Malgré une absence de déséquilibre notoire, il se jouait de ses adversaires pour inscrire en solo le seul essai du match. Du grand art.

 

Le fait

 

La faillite toulousaine en touche

 

Tout a commencé par un ballon volé par l'alignement du Racing dès les premières minutes de jeu. Et l'enfer a débuté pour Toulouse en touche. Ainsi, Corey Flynn allait deux de ses lancers volés dans le seul premier acte. Le remplacement rapide après la pause du talonneur par Christopher-Eric Tolofua n'y changeait rien. Et empirait même les choses. Sans Imanol Harinordoquy sur le terrain, sorti lui aussi, le jeune Français voyait ses trois premières tentatives se solder par un échec. Pire encore : au total, les trois premier lancers volés par les Franciliens ont accouché in fine par une pénalité réussie pour les hommes de Laurent Travers. Neuf points. Trop pour ceux d'Ugo Mola. Et l'on se dit que la présence dans les rangs du Racing de Yannick Nyanga, ancien de la maison adverse, n'y est pas forcément anodine...

 

Le joueur

 

Dan Carter

 

Il n'avait plus joué depuis la finale de Coupe d'Europe perdue contre les Saracens, soit un mois. Toute la semaine, il avait été annoncé incertain, souffrant de son mollet gauche. Finalement, Daniel Carter portait bien le numéro dix dans le dos pour ce barrage. Et s'il n'a pas été magistral dans le jeu, il a tout de même su orchestrer à la perfection la partition des siens et su occuper le camp toulousain. Mais surtout, il a réalisé un 100 % décisif dans l'exercice des tirs aux buts. Un six sur six face aux poteaux qui permet au Racing 92 de se retrouver au rendez-vous des demi-finales. Aux grands joueurs les grands matchs...

 

Les meilleurs

 

Au Racing 92 : Ben Arous, Carrizza, Nyanga, Machenaud, Carter.

 

A Toulouse : Dusautoir, Bézy, Fickou, Médard.​

 

Fiche Technique :

A Colombes

Samedi 20h45

9 891 spectateurs

Racing 92-Toulouse : 21-16

Arbitre : M. Gaüzere (CBL)

Note arbitre : **

Evolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 9-3, 12-3, 12-6 (mi-temps) ; 12-9, 15-9, 18-9, 18-16, 21-16 (score final)

 

Racing 92 > 15. Dulin (22. Vulivuli, 68e) ; 14. Rokocoko, 13. Goosen, 12. Chavancy, 11. Imhoff ; 10. Carter, 9. Machenaud ; 7. Nyanga, 8. Claassen, 6. Lauret ; 5. Carizza (18. Kruger, 79e), 4. Le Roux ; 3. Tameifuna (23. Maiau, 76e-80e), 2. Szarzewski (cap.) (16. Chat, 67e), 1. Ben Arous (17. Vartanov, 67e)

 

Toulouse > 15. Médard ; 14. Clerc, 13. Fickou, 12. Fritz (22. David, 37e), 11. Perez ; 10. McAlister (21. Doussain, 60e), 9. Bézy ; 7. Harinordoquy (18. Lamboley, 46e), 8. Picamoles, 6. Dusautoir ; 5. Tekori, 4. Maestri (19. Gray, 64e) ; 3. Johnston (23. Aldegheri, 64e), 2. Flynn (16. Tolofua, 46e), 1. Steenkamp (17. Baille, 64e)

 

Racing 92 > Points : 7 P Carter (5e, 12e, 17e, 21e, 64e, 75e) et Goosen (48e) ;

Non-entrés en jeu : 19. Barba, 20. Chauveau, 21. Andreu

 

Toulouse > Points : 1 E Fickou (66e) ; 3 P Bézy (9e, 26e, 43e)

Non-entré en jeu : 20. Galan

Blessé : Fritz (cuisse)

 

Les buteurs : 6P/6 Carter ; 1P/2 Goosen ; 1T/1, 3P/4 Bézy

 

*** Goosen

** Carter, Carizza, Ben Arous ; Fickou, Médard

* Nyanga, Tameifuna, Machenaud ; Dusautoir, Bézy​

Jérémy Fadat
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?