Rémi Bonfils : "J'ai tout à prouver"

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    Rémi Bonfils : "J'ai tout à prouver"
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Seul talonneur présent au sein du premier groupe qui s’est arrivé en Argentine vendredi dernier, Rémi Bonfils devrait, en tout logique, fêter sa première sélection internationale dimanche face aux Pumas. Le joueur du Stade français raconte ici ses premières impressions en Bleu.

Comment avez-vous vécu votre premiers pas au sein de cette équipe de France ?

Très bien, j’ai été vraiment bien accueilli. Le groupe a un super état d’esprit. On a bien bossé depuis notre arrivée. Nous étions plusieurs à découvrir le projet de jeu, mais avec tous les outils mis à notre disposition, cela nous facilite le travail.

 

Avez-vous le sentiment d’avoir, en raison du contexte, une belle opportunité à saisir ?

D’abord, c’est une chance de pouvoir porter le maillot de l’équipe de France, de représenter notre pays. Ensuite, c’est un vrai beau défi à relever. Nous sommes plusieurs qui allons sans doute vivre une première sélection. Et donc, on a probablement tout à gagner, mais aussi tout à prouver. Ce ne sera pas simple car affronter l’Argentine sur ses terres, c’est quand même un sacré challenge.

 

Votre sélection intervient alors que vous avez vécu une année difficile...

(il coupe) Je ne me pose pas ce genre de question. Je prends les choses comme elles viennent. Penser à avant, après, ce n’est pas mon truc. Je préfère vivre l’instant présent, profiter des opportunités lorsqu’elles se présentent.

 

Quelle idée avez-vous des Pumas ?

C’est une équipe qui a de très bons résultats depuis quelques temps. L’Argentine était quand même dans le dernier carré de la Coupe du monde en Angleterre. Aujourd’hui, il y a une vraie logique de développement au sein de leur pays, avec l’intégration des Jaguares dans le Super Rugby. J’ai aussi suivi de loin la Coupe du monde des moins où les Argentins ont montré qu’ils étaient aussi performants. J’ai le sentiment que c’est une nation qui met toutes les chances de son côté pour réussir et avoir un rugby performant.

 

Comment appréhendez-vous ce premier test ?

Ça va être très engagé, comme toujours avec les Argentins. Peut-être encore plus cette année car l’Argentine fête le bicentenaire de son indépendance qui a été signé ici, à Tucuman. J’ai cru comprendre aussi que cette ville était complètement dingue de rugby et l’ambiance au stade allait être assez chaude. Franchement, il nous tarde d’y être. Je suis convaincu que c’est un super contexte pour qu’on se resserre encore d’avantage, pour mieux se préparer à ce défi.

 

Quel sentiment vous habite à l’idée de fêter peut-être votre première cape ?

C’est un mélange d’excitation et d’appréhension. L’appréhension, c’est aussi positif car c’est grâce à ce sentiment qu’on se méfie du contexte, de l’adversaire.

 

N’est-ce pas trop difficile d’assimiler en quelques jours ce qu’attendent les entraîneurs de vous ?

Il faut aller très vite, c’est une certitude. Mais j’ai la chance d’être entouré de quelques-uns de mes partenaires du club. J’en ai beaucoup discuté avec eux. J’ai parlé avec Rabah (Slimani) pour la mêlée, avec Jules qui est le dépositaire du jeu. Et puis, le staff a tout fait pour nous mettre dans les meilleures conditions. Depuis le début du rassemblement, on a eu beaucoup de réunions, d’échanges. C’est un gros boulot mais c’est hyper plaisant.

 

Est-ce très différent de ce que vous demande Gonzalo Quesada au Stade français ?

Il y a quelques similitudes, notamment dans cette volonté de déplacer le ballon en permanence. On s’y retrouve donc peut-être un peu plus facilement avec les parisiens.

 

Ce jeu n’est-il pas celui qui colle le mieux à vos caractéristiques physiques ?

C’est vrai que je ne fais pas 130 kilos (rires) et que j’ai plutôt un profil de talonneur dynamique. C’est donc un projet de jeu très séduisant dans lequel je suis convaincu que je peux m’épanouir. Mais je suis aussi très lucide. J’ai tout à prouver, tout à faire. D’ailleurs, il me tarde d’être dimanche.

 

Quelle a été votre réaction lorsque vous appris le capitanat de votre partenaire au Stade français Jules Plisson ?

C’est une bonne chose. Cela fait un petit moment qu’il joue en équipe de France. Il a un rôle important en tant que demi d’ouverture, mais on sera tous derrière lui. Jules a l’expérience pour assumer ce rôle. Il est plutôt à l’aise dans le groupe. Ce genre de responsabilité, ça lui plaît. Je suis sûr qu’il saura relever ce défi.

 

Savez-vous déjà de ce que vous allez faire de votre premier maillot ?

 

Oui, il va rester dans la famille. Je pense que mes parents seront très fiers de le garder à la maison.

Arnaud Beurdeley
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