Novès : « Le début d'une nouvelle ère »

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    Novès : « Le début d'une nouvelle ère »
Publié le , mis à jour

En marge de sa conférence de presse sur la composition de l'équipe qui affrontera les Pumas, dimanche soir, le sélectionneur est revenu sur l'annonce de l'accord entre la FFR et la Ligue, concernant la mise à disposition des joueurs internationaux.

 

Quelle est votre réaction à l'annonce de l'accord trouvé entre la FFR et la LNR concernant les joueurs internationaux ?

 

Cet accord, c'est le fruit du travail de la Fédération. Contrairement à ce qu'on pouvait entendre, les dirigeants ne s'étaient pas endormis. Il y a eu un énorme travail de fond de réalisé, une prise de conscience de l'ensemble du rugby français et pour cela, on peut remercier l'ensemble des présidents. Que ce soit celui de notre Fédération, Pierre Camou, celui de la Ligue ou ceux des clubs professionnels. Il faut aussi féliciter la cellule technique, qui a fait un fantastique boulot. Cette prise de conscience était nécessaire, quand on voyait l'avance de tous les autres pays et le retard du nôtre. Il fallait réagir et de ce point de vue, pour nous, c'est un rayon de soleil qui pointe. Cela ne veut pas dire que les résultats seront immédiats mais cela donne encore plus de force à notre projet.

 

Est-ce un soulagement ? Redoutiez-vous de vivre trois ans de plus dans le contexte actuel ?

 

La situation de cette tournée est tout de même particulière. Elle s'est dessinée dans une année de Coupe du monde et nous savions que les autres tournées se dérouleraient dans des contextes différents. Sur le fond du problème, le fait de pouvoir travailler dans la continuité sur les différentes périodes dévolues au XV de France, de pouvoir avoir des joueurs au repos les week-ends précédant le Tournoi, c'était primordial. Jongler entre les clubs et la sélection, ça ne pouvait plus aller. On avait beau donner le meilleur, nous n'y arrivions plus. Il fallait réagir.

 

La libération des joueurs pour des blocs ininterrompus était votre priorité. Vous devez être satisfait…

 

Il fallait être pragmatique. Ce qui nous intéressait nous, le staff, c'était de disposer des joueurs dans la continuité. C'était la première des priorités. Aussi d'avoir des temps de récupération et des temps de préparation, entre deux saisons. Ces garçons ne sont pas des machines, ce sont des êtres humains. Face au travail de l'ensemble des autres nations, nous étions clairement en retard. Alors, encore une fois, je remercie l'ensemble de la Fédération d'avoir lancé cet énorme projet via la cellule technique, les différentes rencontres à la Ligue qui ont aussi permis de faire évoluer les choses. Aussi grâce à la pression des médias, qui ont œuvré et poussé en ce sens.

 

Ces nouvelles directives deviennent-elles effectives dès cet été ?

 

J'espère que ce sera acté dès cet été, oui. Mais ça ne dépend pas que de moi.

 

Ces avancées vous mettent-elles, en contrepartie, une obligation de réussir plus importante ?

 

Je ne sais pas si on va me croire mais, honnêtement, je n'ai pas ce genre de pression. Quand on donne le meilleur de soi-même, ce n'est pas la peine de se rajouter une pression supplémentaire. Cela ne fonctionne pas ainsi. Ça n'a pas de sens. Chacun a ses responsabilités. Celle du sélectionneur, c'est de faire en sorte que chaque membre du staff donne le meilleur. Que chaque joueur donne le meilleur. Nous sommes accompagnés par une Fédération qui, visiblement, donne aussi le meilleur d'elle-même. Si les résultats suivent, ce sera super. Est-ce qu'ils vont venir immédiatement ? Ce n'est pas si simple. Quand on sème, il faut attendre que cela germe, entretenir et arroser régulièrement. Nous sommes au début d'une nouvelle ère. Une prise de conscience de tous les acteurs du rugby français a eu lieu. Cela faisait des années et des années qu'on en parlait. Là, on voit que les clubs et la fédération, de manière unanime, se sont retrouvés sur ce projet-là. C'est une énorme bouffée d'oxygène. On parle enfin d'avenir. Mais mon boulot, c'est toujours de gérer le présent.

 

 

 

Léo Faure
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