Toulon hausse le ton

  • Toulon hausse le ton
    Toulon hausse le ton
Publié le , mis à jour

Habitués des phases finales, les Varois ont imposé leur puissance et leur métier à des Montpelliérains trop vite dominés. Les hommes de Bernard Laporte affronteront le Racing 92 au Camp Nou pour la finale du Top 14. 

C'est l'histoire d'une demi-finale à sens unique... Ou presque. Malgré la fraîcheur toulonnaise, fruit de la semaine de repos supplémentaire par rapport à leurs adversaires, les hommes de Bernard Laporte pouvaient craindre la puissance des Montpelliérains, lesquels renversent tout sur leur passage depuis des mois. Oui, ils pouvaient. Mais manifestement, il n'en fut rien. Car s'il est une vertu aux Varois, c'est celle d'avoir maîtrisé leur match à la perfection. D'abord grâce au retour de leur artificier Leigh Halfpenny. L'arrière gallois n'avait plus foulé une pelouse depuis début septembre. Neuf mois loin des terrains qui ne l'ont pas empêché de réaliser un récital au pied : dix-sept points au total qui ont mis le RCT sur une voie royale.

 

Halpenny, retour décisif 

Seulement, les Toulonnais ne s'en sont pas seulement remis à la botte de leur artilleur. Dominateurs dans tous les compartiments du jeu avant la pause, ils ont profité de leur supériorité pour creuser l'écart par Josua Tuisova (32e) derrière un service magnifique de Ma'a Nonu. Le RCT menait alors 14-6. Score à la pause sans que les Héraultais ne puissent le contester. Car, même si Demetri Catrakilis avait inscrit deux pénalités, les joueurs de Jake White souffraient gravement de la comparaison. Une impression qui se vérifiait au retour des vestiaires. À tel point que les coéqupiers de Guilhem Guirado augmentaient rapidement leur avantage au tableau d'affichage. Grâce à l'inévitable Halfpenny mais surtout grâce à l'essai en force de Nonu (44e), servi par ce même Halfpenny. 

Forcément, lorsque Toulon compte dix-huit longueurs d'avance à une demi-heure de la fin, chacun aurait tendance à se dire que le suspense est tué depuis longtemps. Sauf un Héraultais. Car les partenaires de Fulgence Ouedraogo ont enfin choisi de réagir dans l'ultime ligne droite. Tard. Très tard. Trop ? Pas pour marquer deux essais par l'intermédiaire de Jesse Mogg. D'abord à la conclusion d'un groupé pénétrant dantesque (55e). Puis après avoir intercepté une sautée malvenue de Jonathan Pélissié (59e). Ramenant le MHR à 18-24. De quoi faire frissonner les Toulonnais. Oui mais, dans leur rang, la réapparition de Leigh Halfpenny a eu des effets salvateurs, dont celui de convertir chaque occasion. Et de remettre ses adversaires à onze points (27-18 à la 64e). Il était écrit que le RCT ne serait plus inquiété. Il verra le Camp Nou, où il défiera le Racing 92.      ​

 

 

 

Toulon – Montpellier 27-18

À Rennes – Samedi à 20h45 – 28 935 spectateurs

Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 6-6, 9-6, 14-6 (MT) ; 21-6, 24-6, 24-11, 24-18, 27-18 

Arbitre : M. Poite (Midi-Pyrénées)

TOULON > 15.Halfpenny ; 14.Tuisova, 13.Mermoz, 12.Nonu (20.Bastareaud 65e), 11.Habana ; 10.Giteau, 9.Pélissié ; 7.Fernandez-Lobbe, 8.S.Armitage, 6.Gorgodze ; 5.Mikautadze (18.Taofifenua 58e), 4.Manoa ; 3.Chilachava (23.Saulo 65e), 2.Guirado (cap.) (16.Orioli 67e), 1.Chiocci (17.Fresia 58e).

MONTPELLIER > 15.Fall ; 14.Nagusa, 13.Tuitavake, 12.Steyn, 11.Mogg (22.O'Connor 65e) ; 10.Catrakilis (21.Lucas 75e), 9.Paillaugue (20.White 67e) ; 7.Qera (19.Liebenberg 67e), 8.Spies, 6.Ouedraogo (cap.) ; 5.Timani (18.Tchalé-Watchou 75e), 4.Jac. Du Plessis ; 3.Jan. Du Plessis (23.Kubriashvili 50e), 2.B. Du Plessis (16.Ivaldi 75e), 1.Nariashvili (17.Watremez 67e).

TOULON : 2E Tuisova (31e), Nonu (44e) ; 1T Halfpenny (45e) ; 5P Halfpenny (3e, 11e, 19e, 50e, 64e)

Non entrés en jeu : 19.Bruni, 21.D.Armitage, 22.Michalak

Blessé : Nonu (commotion).

MONTPELLIER : 2E Mogg (54e, 59e) ; 1T Catrakilis (60e) ; 2P Catrakilis (8e, 14e)

LES ÉTOILES

*** Halfpenny, Manoa

** Mikautadze, Fernandez-Lobbe ; Mogg, Jac. Du Plessis

* Tuisova, S.Armitage, Guirado ; Tuitavake, Ouedraogo, Kubriashvili

LES BUTEURS 

Halfpenny 5P/6, 1T/2 ; Giteau 0DG/1 ; Catrakilis 2P/3, 1T/2, 0DG/1 ; Steyn 0P/1

Jérémy Fadat
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?