Plisson : "On ne nous attends pas"

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    Plisson : "On ne nous attends pas"
Publié le , mis à jour

Nommé capitaine du XV de France pour le premier test des Bleus face à l’Argentine, Jules Plisson a effectué sa première conférence de presse samedi soir dans son nouveau costume. Il évidemment commenté ses nouvelles prérogatives et fixé le cap à suivre.

Comment avez-vous accueilli votre nomination en tant que capitaine pour ce premier test ?

 

D’abord, j’ai été surpris car je ne m’y attendais pas. Nous n’en avions pas du tout parlé au sein du groupe. J’ai essayé de vite me mettre dans mon rôle. J’ai même demandé aux entraîneurs de vite l’annoncer au groupe pour que je puisse prendre la parole. Je vis ça donc très bien dans un groupe, qui ne se connaît pas très bien, mais qui est très agréable à vivre. J’ai essayé de faire en sorte que les mecs apprennent le projet de jeu, le comprennent vite et de créer du lien. C’était un peu mon rôle cette semaine.

 

Vous allez débuter la rencontre avec six partenaires de club, est-ce plus facile pour endosser ce statut de capitaine ?

 

C’est peut-être plus facile, mais pour moi, il n’y a pas de parisien, il n’y a que des mecs qui portent le maillot de l’équipe de France. Je ne vais pas faire passer mon message uniquement au joueurs du Stade français, mais à l’ensemble de l’équipe de France.

 

Mais vous facilitent-ils tout de même la tâche ?

 

Non car ils me chambrent pas mal (sourires).

 

Aviez-vous déjà été capitaine ?

 

Non, pas depuis que je suis professionnel. J’avais quand même été capitaine en minimes à l’ACBB (rires), mais je suis plutôt de nature à prendre facilement la parole dans un groupe. Avoir des responsabilités, ça ne me dérange pas. Au contraire.

 

Le fait que l’équipe soit très jeune vous donne-t-il plus de légitimité ?

 

C’est plus facile de parler à des mecs qui n’ont pas beaucoup d’expérience à ce niveau-là que le contraire. Mais, si j’avais été capitaine avec d’autres joueurs plus expérimentés sur le terrain, ça n’aurait rien changé. J’aurais tenu le même discours.

 

Avez-vous déjà pris la parole devant l’ensemble du groupe ?

 

Oui, à trois reprises. La première fois, c’était mardi dernier avant l’opposition contre le club local (ndlr : Tucuman rugby club). J’ai aussi parler avant-hier (jeudi) avant et après l’entraînement. Je leur ai simplement dit ce que je ressentais et ce qui était important pour moi. C’est à dire : prendre du plaisir. J’ai aussi dit qu’on avait pas le droit de se tromper dans l’engagement et dans la volonté de produire le rugby qu’on a envie de jouer. Il ne faut pas qu’on soit inhiber par la pression. Je pense qu’on ne doit pas avoir de pression. Personne n’attend une victoire une de notre part. Mais, à l’intérieur du groupe, on est conscient que si on met les choses dans le bon ordre et si on respecte un peu tout ce qu’on s’est dit, on va réussir quelque chose. Le challenge ne peut pas être plus beau que de gagner ici, sachant que personne ne croit en nous. On a besoin de montrer aux gens que l’équipe de France peut être au rendez-vous malgré tout ce que l’on peut entendre

 

Arnaud Beurdeley
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