La tête froide

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Publié le , mis à jour

Dans l’expectative pendant quelques jours sur l’identité de leur adversaire et la date du match, les Villeurbannais se sont appliqués à garder la concentration qui leur a permis de terminer premier national...

L’ASVEL va disputer dimanche sa première finale nationale depuis… 1959, année où elle avait décroché le titre de champion de France de Deuxième Série. La retrouver à ce stade de la compétition est tout sauf une surprise. Premier national à l’issue des matchs de poule, le club de la banlieue lyonnaise a confirmé en phases finales, compostant son billet pour la Fédérale 1 sans coup férir en disposant de Grasse (29-14, 44-14) puis Hyères-Carqueiranne (46-16, 51-17). Ensuite, elle a éliminé Nîmes — « La plus belle équipe rencontrée cette saison », d’après l’entraîneur des avants, Thomas Choveau — en quart, puis Nantes en demie.

Invaincue depuis le 6 décembre et une défaite, la seule de la saison, à domicile contre Saint-Savin (25-28), l’Asvel a une belle tête de champion, d’après le président de Hyères-Carqueiranne, beau perdant, qui la voit bien décrocher le Bouclier. « C’est gentil de sa part, tempère l’entraîneur des trois-quarts, Antoine Nicoud. Mais il faudra jouer notre meilleur rugby pour gagner. Saint-Jean-de-Luz a confirmé sa victoire lors de la première demi-finale. Cela signifie qu’elle est vraiment costaude. C’est une équipe homogène, qui aime avoir le ballon. »

« Garder de la distance »

Et ne pas se laisser griser par l’événement. Longtemps dans l’expectative sur la date du match, les Villeurbannais se sont appliqués à garder la tête froide. Le président, Gérard Gabet, a ainsi préféré se montrer discret. « Je parlerai dimanche, souffle-t-il. En attendant, nous avons des joueurs d’expérience, le capitaine, Julien Véniat, ou encore Mathieu Gicollet et Hugo Boissière pour diriger le groupe. »

La force de l’équipe peut être justement dans cette approche froide de l’événement. Depuis le début de saison, rien ne semble perturber sa marche en avant, ni quelques matchs âpres à l’extérieur, dont un qui dut être rejoué, ni le départ annoncé il y a quelques semaines des entraîneurs, Thomas Choveau (pour Rumilly) et Antoine Nicoud (pour les Espoirs du Lou), architectes de la remontée en Fédérale 1 sept après la descente du club. « Cette annonce n’a pas changé grand-chose, estime le demi de mêlée, et frère du capitaine, Romain Véniat. Cela ne nous a pas mis un coup au moral ni décupler notre motivation. Le groupe était conscient de ses qualités et de la possibilité de vivre une belle aventure en phases finales. Bien sûr, nous avons envie de leur offrir un titre, mais nous avons également envie de nous l’offrir. »

La coupure liée à la demi-finale rejouée aura-t-elle un effet positif ou négatif ? De même que le reste, les Villeurbannais ont décidé de faire avec. « C’est une péripétie, poursuit Romain Véniat. Nous n’avions pas de prise sur ce point et avons gardé de la distance. Nous avons fait avec en voyant le positif et en profitant au mieux d’un week-end de récupération. Nous sommes restés focalisés sur l’objectif. » Qui est de toucher du bois, comme leur adversaire. S’ils y parviennent, il sera alors temps de se lâcher.

Par Sébastien FIATTE

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