L'étage du dessus dans les têtes

  • L'étage du dessus dans les têtes
    L'étage du dessus dans les têtes
Publié le , mis à jour

Fédérale 2 Tombé sur la dernière marche, le club vauclusien cultive de nouvelles ambitions fortes. Avec un nouveau staff. 

Cela a été une belle saison. Le genre d’exercice qui reste inscrit dans les tronches. « Avec notre très petit budget, mais l’énorme investissement de tout le monde, on a atteint notre objectif », reconnaît, aujourd’hui, le président Philippe Daminiani, « après avoir repris un club aux abois, on sort même de deux très belles saisons ». Il est vrai que tout au long du dernier l’exercice, Bédarrides-Châteauneuf-du-Pape a démontré de la solidité sur les bords de l’Ouvèze où seul Carqueiranne en saison régulière est venu s’imposer. Personne n’a oublié non plus l’exploit improbable signé à Annecy et cette volonté d’aller le plus loin possible après avoir été secoué comme jamais par le décès brutal, au mois de janvier, de Kevin Audouin. Las, l’épilogue a connu une sale agitation. Bédarrides est tombé sur la dernière marche et, à bout de souffle et de solutions, a même reçu une fessée à Kaufmann, huit jours après avoir déjà été surpris aux Verdeaux. Quatre jours plus tard, la soirée barbecue du club était annulée et le staff technique Richard Vacheron et Léon Loppy poussés dehors. « D’un commun accord » assure Philippe Daminiani. « Mais qu’est ce qui leur est passé par la tête… » ne décolère pas Richard Vacheron, « je suis dégoûté, je tombe des nues. Il n’y a aucun argument pour expliquer notre mise à l’écart. On a eu les résultats, les objectifs ont été atteints, on joue deux matchs pour la montée, je ne vois pas où l’on a pêché ».

 

L’envie de grandir et de grossir

Philippe Daminiani, lui, est passé à autre chose. Son regard est déjà tourné vers le futur et le nouveau bail de son club en Fédérale 2. « Cela me fait de la peine pour Richard, il est malheureux mais il ne pouvait y avoir une autre fin à cette histoire. Entre le staff technique et l’effectif, le message et le projet de jeu ne passaient plus. Sans cette décision, c’est une grande partie de l’effectif qui quittait le club. » Clap de fin. Depuis, les noms de leurs successeurs ont été officialisés. Ce sera l’ancien demi de mêlée Mickaël Mabillon et l’international gallois de Newport passé par le Munster et Bourgoin, Christopher Wyatt. « Depuis huit saisons, on est en Fédérale 2. Il faut désormais franchir une étape et permettre au club de grandir et de grossir », se projette le patron bédarridais, on a l’ambition de monter en Fédérale 1. Seul ou plus tard avec un autre club qui aura cette même ambition de donner au Vaucluse un club en Fédérale 1. Ce n’est pas facile, mais j’ai la passion du rugby, je suis né dedans. Les histoires de clochers, il faut être capable de les dépasser. »

Il faudra donc encore compter en septembre avec l’esprit rebelle du club vauclusien. « Il y aura peut-être un ou deux départs, mais on veut conserver tout le monde », assure Philippe Daminiani. Sur les tablettes du club, quatre renforts, « en provenance de Fédérale1 et de Pro D2, un demi d’ouverture, un huit et deux centres », sont prévus. Il n’y a plus qu’à. Souvent le plus compliqué à réaliser. 

Olivier Gagnebien

 

 

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?