Dagg : «D’entrée, j’étais épuisé»

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    Dagg : «D’entrée, j’étais épuisé»
Publié le , mis à jour

Après avoir poussé Savea hors du groupe, Il était très attendu pour son grand retour. Face aux Gallois (36-22), il a réussi son examen de passage.

Après une année 2015 décevante et malchanceuse, Israel Dagg a fait son grand retour à Wellington. Steve Hansen l’a rappelé chez les All Blacks après seulement six matchs de Super 18 avec les Crusaders (il a manqué le début de la saison à cause d’une blessure à une épaule). Il a marqué le premier essai des All Blacks en mystifiant une défense galloise montée trop vite. Israel Dagg a fait exactement ce qu’on attendait de lui en laissant parler son instinct.

À quoi avez-vous pensé sur votre premier essai ?

Je dois m’excuser auprès de Ben Smith mais je n’allais certainement pas lui passer le ballon, tellement j’étais heureux de me trouver là (rires).

On vous a senti de retour à votre style d’antan, fondé sur la créativité…

Oui, bien sûr. L’année dernière, je pensais trop à courir droit et me comporter comme un joueur parfait et je réfléchissais trop à ce que les gens allaient penser de moi. Ce n’était finalement pas une bonne idée.

Comment s’est passée votre intégration dans la ligne d’attaque néo-zélandaise ?

Quand on fait partie d’un trident offensif, il faut se parler et ce durant tout le match, même si on ne se dit pas toujours de grandes choses. Mais il faut absolument rester connectés. En fait, dès le début du match, j’étais fatigué, épuisé même. J’ai alors compris que je devais rester constamment en contact avec Ben Smith, y compris du regard, pour me placer le mieux possible et anticiper les offensives. Mais en fait, je n’arrivais même pas à m’exprimer avec des phrases tellement tout allait vite pour moi, presque trop vite car je n’ai pas beaucoup joué cette saison et je n’ai pas encore retrouvé le rythme de la compétition. Le fait de ne plus avoir joué depuis le 28 mai m’avait, par exemple, totalement coupé dans mon élan.

C’est quand même étrange de vous entendre dire que vous avez souffert durant ce match, gagné par votre équipe où vous avez été plutôt bon…

Le ballon m’est très souvent parvenu en première mi-temps et j’ai eu des opportunités pour m’exprimer. Ensuite, le jeu s’est un peu arrêté au milieu de terrain et j’ai moins été concerné, c’est souvent comme ça dans le rugby. Il y a des moments où l’on ne voit plus le ballon pendant un quart d’heure. ça explique pourquoi, durant les dix premières minutes, j’étais vraiment très essoufflé et que je souffrais. Après, il faut aussi rendre hommage aux Gallois, ils nous ont bien testés, notamment sur les ballons haut et, quand ils ont pu élargir, ils se sont montrés dangereux. En plus de tout ce que je viens de dire, j’ai fini plein de bleus à cause d’eux.

Par Gregor Paul

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