Les Catalanes jusqu’au titre

Au terme de la saison 2012-2013, le SOV était à deux doigts de se mettre en sommeil. Le club s’est reconstruit dans la compétition fédérale. À l’intersaison, l’arrivée de dissidentes usapistes a apporté du sang neuf à la structure et mené le club au titre.

Avant de retracer la saison des Villelonguettes ponctuée par l’accession en Armelle-Auclair et le titre de championnes de France de Fédérale décroché à Romagnat aux dépens du Stade français (11-10) à l’ultime seconde de jeu, replongeons-nous trois années en arrière lors de la saison 2012-2013. Cette année-là, le Stade olympique Villelonguet boit du petit-lait et surfe sur la vague du succès. Début juin, il dispute la finale de Fédérale 1 face au Lyon OU. Un premier rendez-vous national qui se conclut par une défaite 21-8. L’amertume de ce revers est dans l’ensemble vite oubliée. En revanche, la suite est un peu plus dramatique. Le brillant parcours sportif des Salanquaises n’a pas laissé indifférent les sergents recruteurs du Top 8, à l’intersaison de nombreuses finalistes répondent favorablement à l’appel de Perpignan, Montpellier, etc.

En quelques semaines, l’effectif finit par fondre comme neige au soleil, ce qui compromet alors l’existence de la structure. Le comité directeur du club n’a qu’une seule solution, celui de déclarer forfait général en Fédérale 1 et refaire ses gammes au sein de la compétition à XII Grand Sud afin d’éviter la mise en sommeil. Dans ce dernier échelon de la hiérarchie, un groupe de joueuses coachées par Pierre Vergés et Henri Banet a alors entretenu la flamme sportive et donné au club une bonne raison d’espérer à un avenir plus serein.

L’arrivée de quatorze usapistes

Après deux années de transition rythmées par des hauts et des bas, le Sov a bénéficié d’un petit coup de pouce du destin lors de la précédente intersaison. La crise estivale qui a sévi à l’Usap en plein mois d’août a fait indirectement le bonheur de Villelongue-de-la-Salanque. Quatorze usapistes - Élodie Bonet, Justine Bosque, Mathilde Casteillas, Marine Hernandez, Myriam Loyer, Lucie Sagols, Manon Tétard, Typhaine Alvarez, Barbara Berger, Liza Delnieppe, Christelle Le Duff, Carla Lesage, Sylvie Parnaux, Louise Tourneux - ont alors sollicité une demande de mutation auprès du club de la Salanque. « Cette arrivée massive d’Usapistes nous a fait passer des nuits blanches, confie Pierre Vergès. Nous avions déjà constitué un groupe. Des choses étaient déjà en place. Il fallait avoir un discours cohérent auprès des Perpignanaises. Toutes ont déclaré qu’elles venaient à Villelongue-de-la-Salanque pour décrocher le titre. Avec Jean-Marie Faveau, nous leur avons dit que nous apprécions les paroles et que nous espérions voir des actes. »

Les promesses orales de ce début de saison n’ont pas été sans lendemain. Tout le groupe s’est mis à l’ouvrage sous la direction d’Henry Banet, Jean-Marie Faveau, Pierre Vergès, Jean-Marc Berliner, le préparateur physique, et le physiothérapeute Pierre Azalague. Il y a eu des coups de « blues », des moments de doute, d’espoir, de joies immenses surtout lors des demi-finales face à Herm qui a officialisé la promotion des Catalanes en Armelle-Auclair et ouvert les portes de la finale.

À Romagnat, lors du dernier rendez-vous de l’année face au Stade français, la pénalité salvatrice de Marion Panissello à la 82e minute de jeu a fait de cette saison 2016 un moment inoubliable. Cette terrible fin de saison 2013 n’était plus qu’un lointain et mauvais souvenir.