Super Challenge Midi Olympique, du plaisir devant la Défense

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Publié le , mis à jour

La finale de la 5e édition du Super Challenge de France Espoirs Midi Olympique a rassemblé plus de 400 jeunes (catégorie moins de 14 ans) sur les hauteurs de Suresnes. Une fête qui a sportivement sacré le rugby du « Nord ».

«Et les gars, d’où vous venez ? » Adressée aux joueurs présents sur le banc du terrain synthétique de Suresnes, la question vient du joyeux public de ce Super Challenge espoir-Midi Olympique, à l’heure des demies tout juste lancées en début d’après-midi. « De Genlis, près de Dijon », lui répond en souriant un des entraîneurs de l’équipe engagée pour cette grande fête des moins de 14 ans, avec plusieurs filles sur la pelouse. Réaction brute, rires aux lèvres : « Oh, les Bourgonnais (sic), vous venez de loin ! » Outre l’écorchure que les Bourguignons apprécieront, ce genre de chambrage s’est entendu fréquemment sur les hauteurs des Hauts-de-Seine, où s’est jouée la finale du tournoi, dimanche. Face aux tours de la Défense et non loin du mont Valérien, où François Hollande avait commémoré la veille l’appel du 18 juin 1945, la compétition à l’ambiance plus qu’amicale a rassemblée plus de quatre cents minimes des quatre coins de la France, du Finistère à Metz en passant par Lavaur. Pour les accueillir, le RC suresnois a fait appel aux nombreux bénévoles de son école de rugby mais pas sans se creuser les méninges. « Avec l’Euro disputé ce mois-ci, c’était très difficile mais en tenant compte des contraintes budgétaires des clubs, on a finalement réussi à loger les équipes dans les résidences étudiantes de Châtenay-Malabry », détaille le président du club, Jean-Pierre Catherine. « Ce qui nous a aussi demandé de mettre en place des navettes. »

La navette, les dix-huit équipes qualifiées pour l’étape finale de la 5e édition de ce Super Challenge espoirs Midi Olympique ont aussi dû la faire dimanche entre les deux terrains de Suresnes situés sur la plus haute colline de Paris, et celui de Puteaux, partenaire en contrebas, au bord de la Seine. Dans cette organisation millimétrée ne causant aucun problème, l’équipe de Versailles a été la première à tirer son épingle du jeu. Devant un public animé de parents venus en voisins, les jeunes Franciliens, sortis en tête de poule grâce à un meilleur goal-average, ont ensuite déroulé contre Aixe-Orc’s (12-6) puis Dijon (17-7) pour aller chercher la première place en finale. Déjà positif. « Des matchs comme ce dimanche permettent de jouer les meilleures équipes », valide Nicolas Loubar, directeur technique du club aux 267 joueurs en école de rugby, près de 430 toutes catégories jeunes confondues. « Le plus important est qu’ils puissent évaluer leur niveau, se situer. Nous, avant tout, on veut bien former mais eux veulent surtout gagner. Et ça devient dur. C’est une compétition de très bon niveau ! » Pour sa troisième participation, le club versaillais a retrouvé Vannes en finale, sous un ciel menaçant mais jamais pluvieux.

Pour le plaisir !

Dans l’ensemble, ce Super Challenge espoir a rassemblé une grande majorité de clubs portés sur la formation mais aux effectifs fanions non-professionnels - à l’inverse de l’édition élite. « En plus d’être un peu plus porté vers le nord que le sud du pays », complète l’organisateur Gérard Tugas. L’hôte, le RC suresnois est un autre exemple de la politique des clubs engagés. « On a la volonté de jouer à haut niveau chez les jeunes. Et si on veut de bons cadets et juniors, ça commence là », prolonge Jean-Pierre Catherine, dont les effectifs de l’école de rugby ont augmenté de 15 % cette année, en faisait la troisième d’Ile-de-France. « Ce sont des tournois très formateurs. C’est comme ça que les jeunes progressent. »

Vainqueur d’une des dix étapes qualificatives déjà organisée chez lui, Suresnes n’a pourtant, cette fois, pas fait mieux que douzième. La finale, disputée en fin d’après-midi sur le terrain dominant l’ensemble de la capitale, a sacré logiquement les Vannetais, dominateurs devant et dans le jeu entre deux rayons de soleil. Gérard Tugas reprend : « Si on remarque un écart de niveau plus important entre l’ensemble des équipes, celui des premiers n’est vraiment pas si loin du Super Challenge élite. » « Mais ce qui m’importe, c’est le plaisir de ces clubs, représentants la panoplie de la France », coupe Pierre Camou, le président de la FFR. Malgré les larmes des Versaillais au coup de sifflet final, toutes les équipes en ont assurément pris.

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