Super Challenge : Vannes et un titre de plus

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    Super Challenge : Vannes et un titre de plus
Publié le , mis à jour

Champion ! Promu en Pro D2 et titré en Balandrade, le RC Vannetais a connu un nouveau succès cette saisonavec la victoire de ses moins de 14 ans dans ce Super Challenge Espoir. La réussite d’une politique globale du club breton.

Par Bruno POUSSARD

Attention, un RCV peut en cacher un autre ! Devant un vif public, la finale de la 5e édition du Super Challenge de France espoirs Midi Olympique a opposé le RC Versailles, venu en voisin, au RC Vannes breton. Avec les Morbihannais, il faut bien l’avouer, en guise d’épouvantails. Défaits en finale l’année passée avec une partie de leur effectif actuel, les jeunes encadrés par Julien Marie, Laurent Vérité et Bastien Giard avaient à cœur de prendre leur revanche. Pourtant, comme tétanisés par l’enjeu, devant une tribune plutôt acquise à la cause de leurs adversaires franciliens, ils ont d’abord cafouillé leur rugby. Jusqu’à encaisser un essai, à force de subir. Confiants en leurs forces, ils n’ont cependant jamais tremblé. L’atout de la sérénité symbolisé par leur petit mais non moins talentueux ouvreur, Nolan Le Garrec, au club depuis ses 8 ans. Auteur d’une pénalité et d’un superbe drop-goal synonyme d’avantage au tableau de marque, il a délivré un régal de récital avec son comparse demi de mêlée, Victor Obajdin. « On se savait attendu et nous nous étions préparés à ça, commente le futur pensionnaire du pôle espoirs de Tours, avec un an d’avance. En finale, sans se précipiter, on a su revenir. » Avant de s’envoler, à la faveur d’un paquet d’avants ultradominateurs, notamment en conquête, et d’une alternance parfaitement maîtrisée, à l’image d’un bel essai sur l’extérieur de l’arrière Edwin Vérité, suivi par un dernier drop-goal (son quatrième dimanche) de Le Garrec (16-5).

« C’est une année formidable pour le club, avec la montée en Pro D2 et le titre des juniors Balandrade », commente l’éducateur Julien Marie, arrosé par ses joueurs. « Dans ce contexte, les gamins voulaient eux aussi un résultat, d’autant plus qu’un de leurs équipiers, dont le père s’en va travailler en Afrique, les quitte à l’issue de la saison. » Ému, l’intéressé, Louis-Marie Suta, neveu de l’homonyme Toulonnais, confirme : « C’est sûr que c’est mieux de finir sur une victoire comme ça ! » Auteurs d’une belle saison aux nombreux rendez-vous, les minimes vannetais ont notamment remporté le titre de champion de Bretagne, avant de réaliser des phases finales légèrement frustrantes dans le Grand Ouest, en perdant de peu contre Aurillac, Toulouse et Bordeaux après une victoire contre Pau. « On a réalisé des choses intéressantes à Soustons mais c’était souvent trop stérile, décrit l’entraîneur Julien Marie, sous le soleil de Suresnes. Alors, cette semaine, nous avons insisté sur la finition, pour ne pas avoir de regrets. On l’a vu, ça a payé. La Bretagne n’est peut-être pas une terre historique de rugby mais c’est une terre de travailleurs et ces garçons-là en sont de bons ! Il suffit de voir comment ils se dépensent. »

Fédérer toute une région

Acquise à l’aide d’une supériorité physique et stratégique, cette victoire félicite aussi le plan global de développement du RC vannetais, au projet de jeu et au référentiel technique communs dès les plus jeunes catégories. « On travaille sur un projet de sept ans, confirme Julien Marie. L’idée, c’est de les accompagner des moins de 14 ans jusqu’aux moins de 22, puisque les espoirs devraient maintenant nous permettre de garder les meilleurs. » L’identité de jeu recherchée, elle, est faite de mouvement, de prise d’espace et de lecture du jeu. La grande qualité du bagage technique et de la capacité à prendre au plus vite l’information sont ainsi visés. Ces minimes-là, venus pour tous du Morbihan, le prouvent. « Et puis, en cadets, ils insisteront ensuite sur le plan physique », ajoute Julien Marie. à travers le centre de formation, d’autres talents bretons, venus d’un peu plus loin, se grefferont aussi à eux. L’idée, c’est que le club de Vannes, désormais professionnel avec son accession en Pro D2, réussisse à fédérer toute une région, histoire de devenir une sorte de province bretonne. Mais ce dimanche, cette victoire cache néanmoins la non-qualification pour la finale élite du Super Challenge de France Midi Olympique. « Mais ça montre nos limites », se réjouit justement Julien Marie. L’an prochain, ils n’auront plus le choix, c’est désormais à ce niveau qu’il leur faudra évoluer.

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