Plisson ou Trinh-Duc, qui doit jouer ?

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    Plisson ou Trinh-Duc, qui doit jouer ?
Publié le , mis à jour

En France, le poste d’ouvreur, par tradition, a toujours divisé. Un coup l’un, un coup l’autre. Et au final, aucune stabilité. Jeudi à 14h45 (19h45, heure française), le sélectionneur Guy Novès annoncera la composition du XV de France pour le deuxième test face à l’Argentine. Jules Plisson et François Trinh-Duc sont en concurrence. Au Midol aussi, la division existe. A chacun sa vision...

Pourquoi il faut reconduire Jules Plisson

Disons tout net, Jules Plisson n’a pas répondu aux attentes de Guy Novès sur ce premier test-match face à l’Argentine. Aux yeux du sélectionneur, il a surtout été coupable à l’heure de jeu, alors que les Bleus venait de reprendre l’avantage au score (17-19), d’avoir joué trop vite, et sans réfléchir, une pénalité à la main. « On a pris une initiative malheureuse en jouant cette pénalité à 14 contre 15 (ndlr : carton jaune de Poirot) dans nos 22 mètres, a commenté sobrement Guy Novès à l’issue de la rencontre. On est pénalisé en suivant et le match commence alors à tourner. J’ai donc des regrets par rapport à ça. » Le patron des Bleus est resté mesuré face à la presse, mais au sein du staff la colère était immense. La défense de l’ouvreur, coupable sur deux essais de ne rien tenter pour stopper d’abord Tuculet sur le deuxième essai argentin et sur le deuxième ligne Petti sur la troisième réalisation des Pumas, a également déçu.

Pour autant, Jules Plisson n’a pas démérité dans l’animation offensive. Au contraire. Pour sa défense, Jules Plisson a cumulé les casquettes sur cette rencontre. En charge des tirs au but, du capitanat et de l'animation offensive des Bleus, c’était sans doute trop pour un joueur de 24 ans et seulement onze sélections. Surtout, on se plaint trop souvent en France de ne pas laisser de temps à un ouvreur pour s’installer et prendre la pleine mesure du niveau international. Durant le Tournoi, Guy Novès n'avait pas hésité à effectuer des changements quand des joueurs l'avaient déçu. En fera-t-il de même pour ce second test face à l’Argentine ? C’est probable. Le mal français est bien profond.

 

Pourquoi il faut relancer François Trinh-Duc

Yannick Bru le rappelait, en début de semaine lors de son debrief du premier test-match : « L'équipe de France est là pour gagner les matchs. Elle n'est pas là pour récompenser des joueurs et donner du temps de jeu à tout le monde. Cela, c'est très clair ». En ces termes, l'entraîneur des avants rappelait que ceux qui ont séduit, dimanche dernier, seront majoritairement reconduits ce samedi. Et qu'à l'inverse, ceux qui ont déçu passeraient leur tour. Ce sera, assurément le cas du demi d’ouverture Jules Plisson. Mais, ce n’est pas uniquement en raison de sa performance décevante que le joueur du Stade français devrait se retrouver sur le banc des remplaçants. Le sélectionneur Guy Novès avait affirmé qu’il voulait effectuer une vraie revue d’effectif. Son idée était de faire travailler François Trinh-Duc durant dix jours avant de le relancer. L’ouvreur de Montpellier a pour lui l'expérience de ses 30 ans, ses qualités défensives, une certaine habitude de ces rencontres internationales et des exigences qu'elles comportent. « Je sais que je travaille avec une équipe jeune, qui a envie de beaucoup tenter. Mais certains, sur le terrain, doivent avoir la maturité nécessaire pour savoir temporiser quand il le faut » assénait le sélectionneur après le premier test-match, en référence à un mauvais choix de… Jules Plisson (pénalité vite jouée, à la main, pendant une période d'infériorité numérique des Bleus). Trinh-Duc sera alors le gage de cette maturité. Avec un seul doute : du haut de ses 98 minutes de jeu seulement, à Montpellier en 2016, le futur Toulonnais tiendra-t-il le rythme imposé par les Pumas ? Qui vivra, verra.

Arnaud Beurdeley
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