Le retour de la panthère noire

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    Le retour de la panthère noire
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Blessé et absent de la dernière Coupe du monde, le puissant ailier argentin a déjà sévi face aux Bleus, pour son retour. Attention, danger.

Dimanche dernier, 29e minute de jeu entre les Pumas et la France, à l'Estadio José-Fierro de Tucumàn. Sur un ballon de récupération, les Argentins reviennent dans le côté fermé. Nico Sanchez joue dans le dos de ses centres pour son ailier Manuel Montero. La classe fait le reste : « Ce n'était pas un lancement prévu, ou une zone faible que nous avions identifiée chez les Français. Simplement, j'avais de la vitesse et j'ai vu l'espace entre les deux centres français. J'ai tenté ma chance ». Un premier crochet intérieur sur Julien Rey et, surtout, un raffut destructeur sur Jonathan Danty sensé fermé l'épaule intérieure de son compère du centre. Montero a traversé le premier rideau français, résisté à un dernier retour avant de servir Tuculet d'une ultime passe après contact, pour l'essai de l'arrière des Pumas. Par ces gestes de classe, Montero signait son retour à l'international, quelques minutes après avoir inscrit en bout de ligne le premier essai de la partie. Une résurrection pour un joueur annoncé de longue date comme un phénomène mondial.

 

Le cauchemar du Mondial

 

Cet ailier physique mais aussi diablement efficace, les Français l'avaient découvert il y a quatre ans. A Cordoba, pour une victoire surprise de Pumas rajeunis face aux Français de Philippe Saint-André pour la première fois en Tournée. Un essai tout en puissance, en fin de partie, et plusieurs franchissements dans un registre plus racé annoçaient l'émergence d'un ailier promis à une décennie sous le maillot des Pumas. Sauf que : l'été dernier, Montero s'est donné une rupture de ligament croisé. Il a alors dû faire une croix sur ce qui aurait dû être la première Coupe du monde de sa carrière, à 23 ans. Et laisser Cordero exploser aux yeux du monde quand, initialement, il devait incarner le pendant de Juan Imhoff à l'aile des Pumas.« Cela restera comme une blessure immense. Les premières semaines furent un cauchemar. J'ai appris la patience et aujourd'hui, je le vois avec plus de recul. Je me dis que les blessures sont une composante inévitable de la carrière d'un rugbyman. Que cela doit me servir. Mais franchement, celle-là est arrivée au pire moment... ». De retour avec les Jaguares, cette saison, pour une découverte du Super 18, il redevient également l'une des armes offensives privilégiées des Pumas. A surveiller comme le lait sur le fait pour les Français, ce samedi.

 

 

Léo Faure
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