Montiliens délivrés

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    Montiliens délivrés
Publié le , mis à jour

Fédérale 2 - Depuis trois ans, la Fédérale 2 habitait tous les esprits du côté de Montélimar. Problème, l’UMS butait à chaque fois en phases finales. Qu’importe, les Montiliens sont repartis en croisade. Vingt-deux matchs et un succès contre Vinay plus tard, l’objectif est atteint.

Trois ans. C’est le temps dont Montélimar aura eu besoin, pour atteindre son objectif. Ni plus, ni moins que celui de remonter en Fédérale 2. Une division quittée en 2013, sur une défaite face à Annecy (15-24). La dernière à ce jour, sur la pelouse de Tropenas. « Notre saison est réussie, puisque nous avons atteint nos objectifs. L’équipe s’était donnée trois ans pour remonter et nous sommes ainsi rentrés dans les clous. Je pense que l’expérience de l’an dernier nous a également fait grandir », analyse Olivier Rouzet. Il y a un an, les Montiliens étaient en effet abattus. Éliminés aux portes des huitièmes de finale, pour un point. Si proches et si loin, à fois. Un drop de cinquante mètres de Tony Laronce, frappant notamment le poteau. « Ces moments nous ont permis, de mieux négocier ces phases finales. Nous avons gagné à la Bièvre, nous faisons un match nul à Vinay, avec l’avantage de recevoir au match retour. 70 % du travail, était donc déjà fait. » Oui mais fallait-il encore, terminer le travail. À domicile, dans des conditions difficiles et face à un adversaire jouant son va-tout. Soit les caractéristiques du match piège, par excellence. « Face à Vinay, nous n’avons pas évolué à notre meilleur niveau. C’est un fait, mais nous avons su gagner et l’essentiel est là. Le contenu de ce match, a d’ailleurs rapidement été oublié (sourire) ». Une victoire de huit points (18-10), suffisant au bonheur des Nougatiers. L’issue logique d’une saison quasi parfaite, pour les hommes d’Olivier Rouzet.

Le jeu comme ADN

Une tendance confirmée par les chiffres. Meilleure attaque et meilleure défense de sa poule, l’UMS n’a tout simplement pas fait dans le détail. Au point de terminer la phase régulière, avec onze points d’avance sur son dauphin. « Sur la saison, nous n’avons perdu que cinq matchs. Cela démontre que nous méritions cette place et que nous n’avons tout simplement, rien volé. L’équipe a certes eu quelques bas mais cela n’a finalement pas eu d’impact », confie le manager drômois. Montélimar s’appuyant sur ces revers, pour mieux se relancer. À l’image de ces deux premiers revers, concédés à Vendres-Lespignan et Pézenas. Deux défaites de trois petits points, seulement. « Ces rencontres nous ont permis de pointer nos manques et cela nous a bien servi en phases finales. Nous sommes notamment restés fidèles à nos principes de jeu, même si parfois cela s’est retourné contre nous. Déplacer le ballon et trouver des intervalles fait partie de notre ADN. »

Un projet de jeu, dont les Nougatiers poursuivront la consolidation en Fédérale 2. Non sans tenter, de retenir les leçons de leur défaite face à Voiron (26-30). « Nous avons des regrets sur ce match, mais cela nous montre les axes de travail que nous avions pour la saison prochaine. L’équipe voulait aller plus loin, c’est sûr mais les joueurs ont eu le sentiment du devoir accompli, après la montée. Ce fut donc dur de s’y remettre. » L’unique regret d’une saison, à marquer d’une pierre blanche.

Union Montilienne Sportive

Date de création : 1920

Nombre de licenciés : 380

Plus haut niveau atteint : Groupe B Elite (1979)

Palmarès : Champion de France 2e division (1979, 1984) ; Champion de France Fédérale 2B (1983)

Budget : 350 000€

En 2015-2016 : Fédérale 3, 1er de la poule 14, éliminé en 1/8e de finale par Voiron (26-30)

Par Corentin VAISSIÈRE

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