Celhay : « Le budget baissera l’an prochain »

Philippe Celhay - Président de Dax nommé tout récemment, l’ancien président de l’association doit composer entre des impératifs de recrutement et une baisse du budget.

Comment s’est passée votre prise de fonctionsil y a quelques jours ?

Cela fut assez rapide. Il y a quinze jours, j’étais encore président de l’association… Après la démission du président Jean-Christophe Goussebaire, il a fallu mettre en place un nouveau directoire et faire face à tous les engagements pris ou à prendre très rapidement parce que nous sommes en période de mutations. Ce fut donc très soudain pour moi. C’est assez stressant comme fonction. Je m’occupais de l’école de rugby, des juniors, des Crabos et du centre de formation mais là, c’est complètement différent puisque je rejoins le monde professionnel. Après, je suis chef d’entreprise et je connais très bien le rugby. J’ai été joueur, dirigeant, entraîneur des jeunes et donc président de l’association pendant dix ans. Je ne suis donc pas totalement dans l’inconnu.

Comment avez-vous trouvé le club à votre arrivée ?

L’USD ne dépense pas ce qu’elle n’a pas. Elle se trouve donc dans une situation financière saine, même si le budget baissera l’an prochain. Nous allons passer de 5,1 millions à 4,4 ou 4,5 millions d’euros. C’est lié à certains sponsors mais aussi à quelques dossiers épineux qui étaient en attente et qu’il a fallu régler. Nous en sommes à 4,4 millions pour l’instant et espérons progresser mais je ne pense pas que nous atteindrons les 5 millions.

Votre recrutement s’en ressent-il ?

Nous avons quelques problèmes pour affiner et terminer notre recrutement. Ce qui me console, c’est que nous avons un effectif très stable. Nous perdions habituellement seize à dix-sept joueurs à chaque intersaison et là, nous voyons partir seulement quatre ou cinq retraités. Plus quelques joueurs peut-être mais pour l’instant, nous n’avons perdu personne. à ce jour, nous avons finalisé trois recrues : le deuxième ligne de Mont-de-Marsan, Vickus Liebenberg, un numéro 8 international écossais des moins de 20 ans, Jamie Swanson, qui vient de Bergerac, et un arrière-buteur, Nicolas Cachet, qui a fait le centre de formation de Lyon et évoluait à Mâcon.

Quels postes souhaitez-vous renforcer encore ?

Il nous faudrait quatre signatures supplémentaires, aux postes de pilier droit, centre, troisième ligne et peut-être deuxième ligne. La période des mutations finit le 30 juin. Nous sommes en train de rameuter tous les sponsors et les chefs d’entreprise pour essayer d’augmenter le budget.

Une communication a eu lieu la semaine dernière concernant l’effectif de la saison prochaine mais certains joueurs annoncés n’ont pas encore prolongé. Où en êtes-vous ?

Certains dossiers sont encore en stand-by, il nous reste cinq joueurs à prolonger (le capitaine Guillaume Devade, les demis de mêlée Thibaut Lesparre et Anthony Salle-Canne - son cas reste à confirmer - le pilier Romain David et le deuxième ligne Thomas Ceyte, selon nos informations, N.D.L.R.). Nous essayons de régler un maximum de cas d’ici le 30. Cela va être juste mais cela dépendra du budget que nous allons récolter dans les derniers jours.

Etes-vous inquiet pour la saison prochaine en raison de cette baisse de budget ?

Non. Notre effectif est stable, nous avons réitéré notre engagement envers notre staff, nous avons analysé les forces et les faiblesses de notre équipe et il en est sorti qu’il nous manque juste un peu de puissance et un buteur plus fiable. Nous les avons recrutés. On doit se maintenir à mon avis. Il y a de la cohésion dans ce club et quand je vois les résultats de cette saison, où nous avons gagné trois fois à l’extérieur, je suis très optimiste. n