Tête de pont

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Fédérale 2 - Les Arrageois ont une bien belle carte à jouer en tant que porte-drapeau de leur comité.

Partant du principe qu’un « simple » maintien dans une subdivision que l’on qualifierait volontiers de « poule de la mort » vaut sans doute plus et mieux qu’une place dans le ventre mou connoté du point de vue de l’anonymat, le staff arrageois se veut, en ce début d’été, plutôt satisfait. « Une équipe en souffrance sportive a au moins le sentiment de jouer pour quelque chose », explique Cyril Fouda. Il est vrai que le principal colistier de Raphaël Bonicel, savait, dès le mois de janvier, qu’une sanction extra-sportive pendait au nez de ses valeureux protégés auparavant copilotés par Alexis Konieczny et Mickaël Nogent. À ce sujet, Alain Gilman a tenu à éviter tout amalgame déplacé avec la très médiatique période du début de la précédente décennie. Celle qui voyait Gervais Martel, le président du Racing Club de Lens, clamer à tue-tête des ambitions de Pro D2 devant les caméras de télévision. « Les nôtres sont plus mesurées, qui commencent par la propreté de la vitrine. Je pense même qu’avec la Fédérale 2, Arras, tel un bon club de terroir, tient son bâton de maréchal », poursuit, entre modestie et pragmatisme, le successeur d’Olivier Bétourné à la présidence.

Pourtant, à regarder l’échiquier local, on se dit que le malheur des uns - les Lillois, portés disparus comme chacun sait - pourrait faire le bonheur des autres. En ce sens que, comme à la grande époque de l’ASPTT, Arras consoliderait, d’année en année, une tête de pont traversée, rappelons-le en guise d’atout non-négligeable, par la ligne à grande vitesse Paris - Lille.

Tremplin

Mais là encore, Cyril Fouda ne veut surtout pas aller trop vite en besogne. Il faut dire que l’ancien champion de France columérin (et dont Philippe Filiatre fut, qui plus est, le coach) n’a pas oublié la mise en route pour le moins laborieuse du premier bloc, en septembre 2015. « La Fédérale 2, mine de rien, ça commence à « piquer », certaines équipes nous ont agréablement surpris, aussi bien par leur recrutement que leur niveau de jeu. Ceci dit, dans l’ensemble, on savait où on allait, et, dans la mesure où nous n’alignions pas les gabarits les plus monstrueux, il fallait compenser par la production d’un jeu de qualité. » Voilà pourquoi l’obtention du point de bonus défensif chez le futur promu dijonnais restera comme l’un des moments forts de cet exercice placé sous le signe du ballottage avec le Puc.

Lequel épisode, digéré, pourrait servir de tremplin. Plus en tout cas que le souvenir de la finale perdue en 2008 face à Carcassonne. « Refaire un tour en phase finale ne serait pas pour nous déplaire, mais la priorité, c’est de poursuivre sur des bases attractives. »

Quelque part, à la traditionnelle force de dissuasion, les Arrageois vont plutôt opposer la force de persuasion. Celle qui amènerait d’éventuelles recrues à adhérer au projet. « Nous suivons quelques pistes », confirme Raphaël Bonicel qui a cerclé la date du 15 août à grands traits sur son agenda. Et pour cause, nonobstant la présence ou l’absence de Thomas Delmas, le préparateur physique, l’encadrement, à la différence de ses homologues du Sud-Ouest très attachés à tel ou tel challenge, devra boucler en quelques semaines la phase d’évaluation. Sachant que quelques jeunes issus du vivier « Balandrade » sont appelés à rejoindre l’ossature en place. « 80 % des joueurs ont resigné », conclut Raphaël Bonicel avec un optimisme de bon aloi. Les deux matchs amicaux programmés en guise de galop d’essai permettront de se faire une idée plus précise de l’indispensable revue d’effectif. Pour le reste, qui vivra verra…

Par Philippe ALARY

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