[SAGA PRO D2] Montauban : À la vitesse supérieure

  • [SAGA PRO D2] Montauban : À la vitesse supérieure
    [SAGA PRO D2] Montauban : À la vitesse supérieure
Publié le , mis à jour

Le club tarn-et-garonnais se donne les moyens de franchir un nouveau palier dans sa progression. Dès cette saison ?

Il y a deux ans, alors promu en Pro D2 après avoir obtenu un superbe titre de champion de France de Fédérale 1 en 2014, l’USM surprenait son monde en devenant le premier promu de l’ère moderne à terminer dans le top 10 du championnat de Pro D2 l’année de son accession (8e).

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Si la saison dernière, qui devait être celle de la confirmation, a finalement accouché d’une souris (le club a terminé à la douzième place), l’USM a entamé sa mue. Fini le statut « d’équipe qui monte », l’armée verte est désormais un candidat sérieux au haut de tableau. Malgré un budget relativement stable de 5,5 millions d’euros (qui fait des Montalbanais une équipe de milieu de tableau sur ce strict plan budgétaire), les Tarn-et-Garonnais ne voudront pas se laisser dicter leur classement par la taille de leur bourse. Et nourrissent des ambitions légitimes.

Pour parvenir à mettre des résultats sur ses ambitions, l’USM a appris de ses erreurs. Pour la saison à venir, les Montalbanais misent sur la stabilité. Le recrutement a été réduit à sa plus simple expression : seuls cinq joueurs professionnels viendront en effet rejoindre le groupe. En revanche, ces hommes seront tous des guerriers aguerris aux rigueurs du deuxième échelon national. Pierre-Philippe Lafond explique : « Nous avons voulu éviter les problèmes qui ont découlé du gros turnover instauré la saison passée (seize arrivées, seize départs, N.D.L.R.). Nous n’avons pas voulu casser ce groupe construit mais y apporter une touche qualitative. L’an dernier, nous avons changé de cycle. Là, nous avons fait le choix de recruter des trentenaires expérimentés, qui connaissent tous le niveau du Pro D2. Ils savent où ils mettent les pieds. Les étrangers parlent ou comprennent très bien le français et connaissent le style de vie français. » Le but de ces changements sporadiques ? Gagner du temps dans la préparation. « Le temps, c’est précieux, pose Pierre-Philippe Lafond. Plus vite l’équipe sera compétitive, mieux cela sera… » Intelligemment, les dirigeants ont recruté des joueurs polyvalents (Bosviel, Swanepoel), pour pallier les éventuelles blessures et s’adapter stratégiquement à l’adversité.

Un staff réduit

Concernant le staff, l’USM fera cette année l’économie d’un manager. Xavier Péméja et Philippe Mothe partis, Pierre-Philippe Lafond a suggéré le nom de Chris Whitaker pour gérer les trois-quarts. Les deux hommes seront sur un pied d’égalité. « Nous avons travaillé le projet de jeu à deux. Bien sûr, Chris interviendra plus sur le secteur offensif et moi sur le défensif mais nous sommes dans une logique de discussion et de mise en commun des compétences. » Les deux techniciens s’appuieront sur les bonnes choses qui existent déjà : « Nous voudrons adapter le projet de jeu, sans pour autant le révolutionner. »

Le programme à court terme est très simple. Les Vert et Noir partent sur un bloc de trois semaines de préparation physique. Ils enchaîneront par une semaine « off » autour du 14 juillet, avant de reprendre leur montée en puissance vers la reprise du championnat. Avant leur premier match officiel, les Montalbanais ont programmé trois rencontres préparatoires aux mois de juillet et d’août : contre Colomiers à Castelsarrasin le 29 juillet, le 5 août à Millau contre Béziers, et le 11 août à Armandie contre Agen. Un beau programme pour attaquer le nouveau défi du championnat dans de bonnes dispositions.

Par David Bourniquel

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?