Balle au centre

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Guy Novès a eu le Tournoi des VI Nations et la tournée en Argentine pour expérimenter sa paire de centres. On analyse les prétendants.

Gael Fickou, la révélation

Quelle saison du centre de l’équipe de France ! Lors du tournoi des VI Nations et de la tournée en Argentine (durant le second match) il a été l’un des meilleurs. « Gael s’est affirmé en cette fin d’année, il a pris une autre dimension. Il est dynamique et capable d’être finisseur, on a besoin de ça au haut niveau. Il a de la vitesse. » confie l’ancien international de l’Equipe de France, Yannick Jauzion. En plus de ça, le trois-quarts centre toulousain a réalisé une saison pleine (21 matchs, 12 essais toutes compétitions confondues). Et fait partie des meilleurs centres du championnat. Mais alors qui peut jouer avec lui au centre du l’équipe de France ?  « Il y a plusieurs style de joueurs au centre comme Jonathan Danty, il y a Maxime Mermoz qui est dans un registre différent. Il faudrait un premier centre qui supplée le dix, qui puisse un peu orienter le jeu. Un joueur du style de Lamerat est intéressant dans ce registre ».

 

Remi Lamerat, le costaud

Rémi Lamerat a les épaules d’un pilier, les jambes d’un troisième ligne, les mains d’un demi et le numéro 12 dans le dos. Sur le papier, le portrait-robot colle à l’idée que l’on se fait d’un centre de niveau international. Ceux qui, dans la densité physique, sont à même de rivaliser avec les Tuilagi, Fekitoa, Davies ou De Allende. Ceux, également, qui sont capables de proposer autre chose que du rugby de mange-cailloux. Sa spécialité ? Le « offload », pardi, cet anglicisme désignant sans nuance la bonne vieille passe au contact, afin de jouer dans la défense. « Mais il faut que j’y trouve moins de déchet. En club, j’avais d’ailleurs les mêmes reproches de Christophe (Urios, N.D.L.R.). Cette année, j’ai perdu énormément de ballons au contact alors que c’était auparavant un de mes points forts. Cela m’a mis en dedans », nous contait le toujours jeune homme (26 ans), pendant la semaine précédant le match.

 

Maxime Mermoz, le moment ou jamais

Le centre du Rugby Club Toulonnais a joué cette saison (22 matchs toutes compétitions confondues) et a été appelé par Guy Novès pour le Tournoi des VI Nations (5 matchs joués, 4 titularisations). Il n’a pas pu faire partie du groupe pour Tucùman car le RCT s’est hissé en finale du Top 14. Un match où il s’est illustré en marquant un essai. A l’aise techniquement, le centre du RCT arrive à maturité. Peut-être qu’un départ de Toulon serait bénéfique pour lui. L’association Fickou-Mermoz est intéressante et a déjà brillé lors du Tournoi 2015.

 

Wesley Fofana, le futur ailier ?

C’est dommage pour lui quand on sait le talent que c’est. Wesley Fofana n’a pas été épargné par les blessures cette saison, mais pas tant que ça avec le XV de France (4 matchs lors de la Coupe, 2 pendant le tournoi). « Wesley peut jouer essentiellement sur son rôle de finisseur, mais d’avoir deux joueurs comme ça sur le terrain c’est intéressant » continue Jauzion. Mais problème, dans l’esprit du sélectionneur, le centre de Clermont va sûrement basculer à l’aile.

 

 Jonathan Danty, occasion ratée

Jonathan Danty n’a pas répondu aux attentes de Guy Novès sur le premier test-match face à l’Argentine. Doux euphémisme. Quand le sélectionneur déclare : « Les Argentins nous rentraient dedans, mettaient un crochet au premier, un raffût au deuxième », il vise notamment le centre parisien, coupable d’avoir raté un plaquage sur l’ailier argentin Montero. Le centre de 23 ans, handicapé par une épaule douloureuse depuis plusieurs mois, devra passer par la case chirurgie et retrouver pleinement son potentiel pour porter à nouveau la tunique bleue.

 

 

Julien Rey, sentiment mitigé

Les premières de Julien Rey, en équipe de France, laisseront une impression ambiguë. Le Bordelo-Bèglais ne s’est pas économisé, c’est très clair, notamment dans le secteur défensif. Son apport est une vérité statistique (16 plaquages en 120 minutes de temps de jeu) mais aussi structurelle : promu capitaine de la défense pour le premier test, il est celui qui a beaucoup réorganisé le rideau défensif des Bleus, qui a commenté les montées défensives et annoncé les systèmes. Souvent avec succès, quand les Bleus n’ont encaissé aucun essai sur le deuxième test, et trois réalisations encaissées au premier match mais toutes dues à des errements individuels. Le problème ? C’est qu’il compte parmi des « errements », sur le premier test, quand il est battu sur son épaule intérieure par Manuel Montero. Autre aspect négatif, Rey semble manquer de vitesse pour peser offensivement dans ces rencontres internationales.

 

 Par la Rédaction

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