Teulet : « Buter, c’est la régularité »

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    Teulet : « Buter, c’est la régularité »
Publié le , mis à jour

De 2001 à 2014, Romain Teulet a longtemps été l'un des tous meilleurs buteurs du Top 14 (2612 points en 13 saisons). Il juge les buteurs de l'année 2016. Pour lui, la régularité est le maître mot.

Quel regard portez-vous sur les buteurs mondiaux actuels ?

 

Quand on voit l’Anglais Owen Farrell sur les trois confrontations contre l’Australie… Il a été impressionnant. Son geste est clair. Il est très droit face à l’alignement du ballon et après il finit et traverse son geste. On sent qu’il maîtrise parfaitement ce qu’il fait. Ce qui fait de lui, au niveau international, l’un des plus efficaces à ce jour.

Beauden Barrett… C’est différent, il n’a pas encore de certitudes (et je pèse mes mots) que peut avoir un Owen Farrell. Il y a aussi le Gallois Leigh Halfpenny, qui est très fort.

 

 

Pas de Français ?

 

Je regrette qu’on n’ait pas un buteur constant, régulier sur la durée comme peuvent l’avoir la Nouvelle-Zélande, le Pays de Galles ou encore l’Irlande. Un joueur qui passe la barre des 900 points au niveau international.

 

 

Quel est le secret pour tous ses buteurs ?

 

Pour connaître la régularité, la constance et le sens du détail, cela demande du temps. Cela demande beaucoup de précision, de passion. Et pour être parmi les meilleurs dans ce domaine-là. On n’a rien sans rien.

Je crois que les plus grands, qu’on a pu connaître, que ce soit les Wilkinson, O’Gara ou Carter ont passé énormément de temps à analyser, pour atteindre les sommets.

 

 

En Top 14, les meilleurs réalisateurs ne sont pas forcément dans les meilleures équipes. Gaëtan Germain avec Brive ou encore Jonathan Wisniewski avec Grenoble…

 

Ce sont de très bons buteurs, ils le prouvent depuis plusieurs saisons. Ce sont des garçons qui sont performants, pas au niveau international pour l’instant. Après, être meilleur réalisateur ça ne veut rien dire, c’est la constance. D’être performant sur une saison. Beaucoup de joueur tape des coups de pied et le pourcentage n’est pas toujours très beau. Quand on commence à avoir des buteurs sur une saison de Top 14 qui tournent au dessus de 80 %, ça devient intéressant. Le pourcentage est vraiment important pour moi. Attention, je ne dis pas que le titre de meilleur réalisateur ne veut rien dire. Mais un buteur doit tenir compte de ses statistiques. Il faut pouvoir le répéter, sur plusieurs saisons.

 

 

Comme Dan Carter l’a fait tout au long des phases finales

 

Comme il l’a fait depuis qu’il est arrivé au Racing… Là on a vu vraiment le maître artilleur, très précis, une vraie horloge. Ce n’est pas pour rien que c’est le meilleur. Je crois que là dessus, il l’a prouvé, il l’avait déjà fait avant et continuera de le faire.

 

 

Il fait partie de vos références ?

 

Aujourd’hui, je vais pas dire qu’il fait partie de mes références mondiales. Car à mon époque, ceux qui m’ont beaucoup inspiré, ce sont le Néo-zélandais Grant Fox, qui lui était très constant, l’Australien Michael Lynagh ou encore le Gallois Neil Jenkins. Ces trois-là ont marqué leur époque par leurs constances.

Wilkinson ou Dan Carter, sont les références actuelles. Carter le restera assez longtemps. Farrell est bien parti.

 

 

 

 

Philippe Peronne

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