[SAGA TOP 14] Grenoble : la révolution de velours

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Publié le , mis à jour

Tout comme le directeur sportif Fabrice Landreau, le président Marc Chérèque tirera sa révérence à la fin de la saison 2016-2017. Une fin de cycle réelle mais surtout une transition voulue en douceur, avec des exigences sportives accrues.

Si ce n’est pas une révolution, cela y ressemble. Beaucoup… Ainsi, après l’annonce de la prise de recul du directeur sportif Fabrice Landreau, c’est le président Marc Chérèque qui a annoncé ne pas prolonger l’aventure après cette saison. « Personne n’est éternel, souligne le président du FCG. Fabrice a averti assez tôt qu’il ne continuerait pas au-delà de 2017. Je ne le ferai pas non plus… Nous allons simplement faire en sorte que la transition se passe le mieux possible, avec Michel Martinez et Éric Pilaud. » Ce dernier faisant, d’ailleurs, figure de légitime favori à la succession… Fin de cycle? C’est l’évidence… D’autant que Grenoble entamera, pour la première fois depuis des lustres, une saison amputée de son premier supporter, Serge Kampf. « Cela n’est pas anecdotique, bien sûr, confirme Marc Chérèque. Si Serge avait toujours tenu à ne pas être actionnaire majoritaire, c’est lui que nous allions voir lorsque nous avions un souci en fin de saison. Le fait qu’il ne soit plus là va donc nous obliger à encore plus de rigueur. »

Vingt joueurs en fin de contrat

En clair? Le FCG va se voir contraint, encore, à effectuer des économies, même si l’augmentation de capital clôturée au mois de juin, qui a permis de rassembler 1,211 million d’euros, s’est avérée concluante, permettant même au club d’augmenter ses fonds propres et donc de satisfaire bien au-delà du fonds de réserve pour la saison 2016-2017. « L’objectif clairement annoncé au conseil de surveillance, c’est de revenir à l’équilibre pour la saison 2017-2018, sachant que nous serons, peut-être encore, légèrement en déficit cette saison, explique Chérèque. C’est pourquoi nous travaillons à diminuer au maximum nos charges, ainsi qu’à réduire notre masse salariale en vue de la saison prochaine. » En profitant pour cela, évidemment, de la vingtaine de joueurs en fin de contrat… Une situation anxiogène pour le sportif, que Marc Chérèque veut toutefois voir comme un atout. «En 2017-2018, nous souhaitons avoir trente-deux joueurs pros mais réduire de quatre ou cinq le nombre de contrats espoirs. L’objectif sera de compter entre quarante-quatre et quarante-cinq contrats au total, sans nuire à la qualité de l’effectif. Nous allons essayer de gérer cela au mieux, sachant que cela peut aussi être un élément de motivation individuelle. »

« Que la saison ne s’arrête pas à la 26e journée… »

Une preuve que la transition ne doit pas nécessairement rimer avec baisse d’ambition. « Si on doit se trouver des exemples, ce serait le Connacht en Ligue celte, ou Leicester en football, martèle Chérèque. L’ambition du club n’est pas de terminer dixième tous les ans. Il nous manque juste de hausser notre culture de la performance et notre niveau d’exigence. » Ce qui a manqué pour mieux finir ces dernières saisons? Là résidera, en tout cas, la première mission de Bernard Jackman et Andrew Farley… En conséquence, c’est un président au discours musclé que les joueurs retrouveront ce lundi à Lesdiguières pour leur reprise de l’entraînement. «Terminer sur une septième défaite à domicile, c’est insupportable, appuie le président. C’est ce que je vais dire ce lundi aux joueurs: cette saison, l’objectif sera que la saison ne s’arrête pas à la 26e journée. Viser pourquoi pas une qualification, voire la septième place qui sera qualificative pour un barrage européen. »

Illusoire, sachant que le Top 14 ne sera jamais aussi difficile à obtenir que l’an prochain, avec les montées de Lyon et Bayonne? Chérèque veut se persuader que non. « En sport, les accidents arrivent. Mais en ce qui nous concerne, une relégation serait un énorme accident. Au vu de la qualité de notre groupe sportif, je suis très confiant. » Alors, sachant que le président connu pour son sens de la mesure ne souhaite surtout pas passer la main à son successeur sur une relégation, autant lui faire confiance…

Nicolas Zanardi
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