Lecomte en 2017 ?

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    Lecomte en 2017 ?
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Stade Toulousain - Le conseil de surveillance, réuni lundi soir, a confirmé le maintien de René Bouscatel à la présidence du club jusqu’au terme de son mandat.

Nous révélions, dans notre édition du 30 mai, que le Conseil de surveillance du Stade toulousain s’était réuni mi-mai et avait décidé de reporter sa décision officielle à juillet sur la future gouvernance du club. Mais les dix-sept membres avaient pris position pour le maintien de René Bouscatel à la présidence du directoire jusqu’en juin 2017, soit le terme de son mandat, avant son départ. Et surtout pour désigner Hervé Lecomte, actuel président du Conseil de surveillance, comme successeur. Résolutions intervenant derrière l’affaire qui avait agité les coulisses du Stade en avril, quand le même Conseil avait prié le président Bouscatel de préparer la relève et d’introduire, dès à présent, son successeur dans les arcanes du commandement. Refus de l’intéressé, lequel exigeait d’être maintenu jusqu’à ce que la situation soit stabilisée et réclamant que son contrat soit prolongé jusqu’en 2019. M. Bouscatel avait avancé le nom de Fabien Pelous, nommé directeur sportif l’été dernier, pour envisager sa suite et proposé de l’accompagner pendant deux ans avant de lui laisser les rênes. En cas de refus, il avait même menacé l’organe de gouvernance en lui demandant d’être démis de son mandat dès juin 2016. Depuis, le climat s’est apaisé. Pelous, s’il avait vite fait part de sa surprise, a clarifié les choses dans Midi Olympique le 17 juin : « L’enchaînement des choses s’est fait très rapidement. Je ne vais pas cacher que le président m’avait déjà parlé de cette éventualité en privé mais je n’avais alors pas donné suite. […] Mon entrée au directoire est quelque chose d’important mais, en ce qui concerne la présidence, il est encore trop tôt pour y penser. On verra plus tard. »

Quelle attitude pour Bouscatel ?

Le Conseil de surveillance s’est réuni, en toute discrétion, lundi soir. Il en est ressorti une volonté de poursuivre l’action amorcée en mai. Ainsi, l’organe a confirmé le maintien de M. Bouscatel jusqu’en juin 2017, avant son départ de la présidence. Il a aussi confirmé le choix d’Hervé Lecomte pour effectuer le mandat de 2017 à 2019, lequel devrait désormais définir un projet pour les années à venir. Même si, ce qui est capital aux yeux des historiques du Stade, il est attaché à défendre le modèle économique toulousain. Michel Lacroix serait le favori pour lui succéder à la tête du Conseil de surveillance. Reste une inconnue. Quelle va être l’attitude de René Bouscatel dans les prochains mois ? Acceptera-t-il de faciliter le passage de relais à un successeur qu’il n’a pas choisi ? Est-il prêt à partir au clash ? Sa position et sa volonté seront stratégiques pour l’avenir du club. Car, si Pelous a « repoussé » à court terme son offre initiale, il n’a pas non plus fermé la porte à une telle promotion dans un futur plus lointain.

Jérémy Fadat
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