Peuvent-ils refaire le coup ?

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    Peuvent-ils refaire le coup ?
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Finalistes malheureux de la dernière finale d’accession, les Cantaliens ont repris le chemin de l’entraînement cette semaine. Avec un groupe stable mais une certaine méfiance.

Lundi, les Aurillacois ont repris le chemin de l’entraînement, quatre semaines seulement après leur dernier match. C’est le lot des équipes qui, l’année précédente, ont porté leurs couleurs jusqu’au bout de l’aventure. Pour la sixième année consécutive, cette reprise s’est faite sous la houlette du duo Davidson-Peuchlestrade mais, pour la première fois, les Cantaliens devront supporter le poids d’un costume de favori, de ceux qui figurent désormais chaque année parmi les prétendants à une éventuelle montée en Top 14. Leur dernière aventure, achevée dans la douleur sur la pelouse d’Ernest-Wallon, leur accroche dans le dos une étiquette d’épouvantail qu’il faudra assumer. « L’ambition de nous qualifier, nous l’avons depuis plusieurs saisons mais je ne sais pas si tout le monde nous prenait au sérieux. Désormais, avec une finale d’accession au compteur, nous serons attendus sur tous les terrains. Il faudra savoir y répondre » anticipe Petitjean. Dans ce registre de prévention, le président Christian Millette se jouait les sages dès la finale d’accession perdue, il y a un mois dans le gymnase d’Ernest-Wallon reconverti en zone d’interview. « À Aurillac, les objectifs sont éternels. C’était d’être dans les cinq premiers cette année, ce sera la même chose la saison prochaine. Mais j’ai déjà dit aux joueurs de faire très attention. J’ai déjà connu des défaites en finale, qui sont délicates à digérer. La dernière fois que nous avons joué une finale d‘accession à Ernest-Wallon (face à Pau en 2005, N.D.L.R.), nous sommes descendus en Fédérale 1 la saison suivante. Je n’aimerais pas que cela se reproduise. »

Les fruits d’un effectif stable

Pour s’en prémunir, les Aurillacois ont plusieurs cordes à leur arc. Celui de l’expérience, donc, pour un club qui a certes beaucoup évolué depuis 2006 mais qui conserve, dans la mémoire collective, l’expérience d’un passage par la Fédérale 1 juste après avoir touché du doigt une montée en Top 14. « Même si les choses étaient un peu différentes à l’époque. Une partie de l’effectif avait quitté le club à l’intersaison, ils avaient aussi connu des blessures. C’étaient aussi une saison avec trois relégations… », se souvient Petitjean, qui comptait parmi les joueurs ayant quitté le club (pour le voisin briviste) pendant l’été.

Cette fois, les Aurillacois pourront compter sur la quasi-intégralité des forces vives qui ont largement séduit la saison dernière. « De tous les joueurs qui avaient une clause libératoire, seul notre talonneur Manu Leiataua l’a activée », annonçait en fin de saison dernière Christian Millette, dont l’activité sur le marché aura été exclusivement de prolonger ses pépites. « Je me dis que nous n’étions peut-être pas complètement prêts. Il ne faut pas oublier que je travaille avec un groupe très jeune. L’an prochain, nous bénéficierons de cette expérience », positivait Jeremy Davidson au soir de la finale perdue face à Bayonne. « Je pense que notre début de notre saison sera primordial. Si les choses s’enclenchent bien, il n’y a pas de raison de ne pas revivre une belle saison » positive aujourd’hui Petitjean. De quoi espérer transformer l’épopée de 2016 en une routine, qui verrait Aurillac figurer normalement parmi les aspirants légitimes à une accession au Top 14. Qu’importe le budget, quand les fondations sont solides.

Léo Faure
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