Soyaux-Angoulême : Objectif maintien

  • Soyaux-Angoulême : Objectif maintien
    Soyaux-Angoulême : Objectif maintien
Publié le , mis à jour

Le club né de la fusion du RC Soyaux et du SC Angoulême il y a cinq ans, connaît une ascension fulgurante. à l’heure de découvrir le rugby professionnel, l’équipe charentaise a connu une intersaison plutôt calme.

En cinq années, le Soyaux-Angoulême XV Charentes est passé de la Fédérale 3 au Pro D2, s’octroyant au passage un titre de champion de France de Fédérale 2. Une progression due à l’investissement des dirigeants mais aussi à un staff performant et un recrutement judicieux. La meilleure preuve ? Les joueurs recrutés il y a deux ans sont toujours au club et, après avoir été sacrés en Fédérale 2, ils accèdent à la deuxième division. Mais ces joueurs ont progressé sous la houlette d’un staff composé de Renaud Gourdon, Julien Laïrle et Pierre Sagot. Adjoint de Renaud Gourdon, non conservé, Julien Laïrle devient le patron avec Rémy Ladauge (ex-Lavaur et Albi) comme adjoint. Le préparateur physique, l’excellent Pierre Sagot, continue également l’aventure, assisté de Léandre Boussiron.

A 30 ans, Julien Laïrle a passé avec succès ses diplômes à Marcoussis en fin de saison dernière. Ce qui fait de lui le plus jeune manager du Pro D2. Mais ce travailleur invétéré, professionnel jusqu’au bout des ongles, est prêt à relever le défi. Ce natif de Toulouse, où il a évolué jusqu’à sa grave blessure aux cervicales, a l’ADN du rugby. Mais on l’aurait à moins puisqu’il n’est autre que le fils de Serge Laïrle, adjoint de Guy Novès à Toulouse et qui peut se targuer de cinq finales de championnat de France et de trois de Coupe d’Europe.

Six départs, neuf arrivées

Maintenant, place au monde professionnel et a des affiches bien alléchantes au stade Chanzy d’Angoulême. Et pour rivaliser et atteindre l’objectif du maintien, les dirigeants charentais ont recruté neuf joueurs, dont cinq issus de clubs de Pro D2 (les Montois Taelega et Briscadieu, le Tarbais Poët, le Columérin Bolakoro et l’Albigeois Mau) pour compenser les six départs de joueurs qu’ils ne souhaitaient pas conserver. Et l’effectif mis à disposition de Julien Laïrle et de son staff a repris le chemin du stade. « Nous avons terminé la saison assez tôt, explique le coach. C’est pourquoi nous avons repris le 13 juin avec les joueurs qui sont restés au club. En fait, la reprise s’est faite en deux étapes car les recrues n’ont repris que le 1er juillet. Nous sommes obligés de tenir compte des quatre semaines de coupure imposées par la Fédération. Le fait de terminer tôt la saison a permis de bien préparer le championnat. Nous avons bien ciblé notre recrutement. Désormais, la préparation a commencé. Elle est classique, basée sur le rugby, les courses et la musculation. Mais après quatre semaines, ceux qui ont repris le 13 juin vont faire une coupure d’une semaine. Les recrues, elles, vont peaufiner leur physique. »

L’ensemble du groupe se retrouvera le 18 juillet avant de partir en stage à Houlgate, dans le Calvados, du 20 au 24 juillet pour préparer la réception en amical de Pau, le 28 juillet au stade Chanzy.

« L’essentiel, ajoute le technicien charentais, c’est que tout le monde soit arrivé. Les recrues sont encore en évaluation mais leur intégration se passe bien. Il nous reste à trouver un match amical pour le 5 août tout en espérant que le match contre Bourgoin à Issoire soit maintenu, sinon on aura eu qu’un seul match de préparation. »

Fidèle à ses convictions, Julien Laïrle n’a pas bouleversé son effectif. Comme il l’avait fait après le titre de champion de France de Fédérale 2, il a conservé la plupart des joueurs et apporté quelques retouches pour donner de la plus-value. Cela lui a plutôt réussi puisque, après deux saisons en Fédérale 1, le SA XV va découvrir le monde professionnel. Et cette saison, il continue dans la même optique. Ainsi, la cohésion devrait vite se faire. Ce sera à n’en pas douter un atout dans la quête du maintien que les Charentais chercheront à obtenir le plus rapidement possible. En outre, ils pourront surfer sur la vague de la confiance qu’ils ont accumulée ces trois dernières saisons, sachant toutefois que rien ne sera simple. Mais ça, Julien Laïrle et son staff le savent mieux que quiconque.

Par Jean-François Chrétien

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?