[SAGA PRO D2] Agen, l’espoir d’un parachute doré

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    [SAGA PRO D2] Agen, l’espoir d’un parachute doré
Publié le , mis à jour

Agen n’aura passé qu’une seule saison en Top 14 mais le SUALG n’a pas vécu ce retour en Pro D2 comme une catastrophe. Les finances et l’effectif avaient été stabiilisés pour pouvoir jouer les premiers rôles à l’étage inférieur.

Une chute tout en douceur. Pas de casse ni de traumatisme. Agen s’apprête à retrouver le Pro D2 avec toujours le même objectif : maintenir le SUALG dans les vingt meilleurs clubs français. Une ambition initiée par Alain Tingaud, aujourd’hui perpétuée par Jean-François Fonteneau, le président du directoire, aujourd’hui en charge du quotidien du club lot-et-garonnais. Un simple réajustement au niveau de la gouvernance initié la saison dernière tout en gardant la ligne directrice le patron et principal actionnaire du club. Jean-François Fonteneau se charge donc d’expliquer la situation particulière du SUALG : « Notre position dans le rugby français nous impose de faire le yo-yo entre le Top 14 et le Pro D2. Nous avons dû nous structurer et nous organiser par rapport à cette situation qui n’est pas facile. Donc, même si une descente est toujours une déception, nous avions anticipé cette éventualité. La saison dernière notre budget a été à l’équilibre et celui de cette saison sera très correct pour être compétitif en Pro D2. Cela nous permet d’imaginer une saison 2016-2017 intéressante dans un championnat de plus en plus attractif. » Le club a su conserver son attractivité notamment auprès de partenaires nationaux mais aussi en tissant un réseau local important avec un accroissement du nombre d’entreprises du département.

Avec un groupe stable

Un atterrissage en douceur pour éviter d’être groggy au moment de toucher le sol. Mieux, le SUALG débute cette nouvelle campagne avec l’ambition de jouer les premiers rôles. « L’objectif est d’essayer de se qualifier pour les phases finales, prévient le manager Mathieu Blin, heureux de voir que le travail entrepris depuis trois saisons permet de vivre sereinement cette descente : « C’est la troisième descente. Quand une institution comme Agen vit sa première en 2007, c’est un séisme, la deuxième descente en 2014, c’est beaucoup de colère et de frustration. Une troisième descente permet d’embarquer le plus grand nombre dans une certaine réalité du niveau d’Agen par rapport au rugby français qui se développe à une vitesse folle. Néanmoins, le SUALG était dans les quatorze meilleures équipes de France. Donc tout d’un coup cette notion de faire partie des vingt meilleurs clubs prend du sens. Au départ, ça avait pu heurter, ou être mal interprété. Là, ça prend tout son sens. Et quand les choses prennent du sens, tu sens l’adhésion autour du travail de pérennisation du club pour éviter des accidents industriels comme on peut encore le voir cette saison avec des clubs en danger comme Biarritz, Narbonne et Bourgoin. Nous n’avons pas vécu ça. Au contraire. »

Un manager qui a su persuader une très grande partie de son effectif de poursuivre l’aventure. Les joueurs confirmés mais aussi les jeunes pousses du club qui ont pu découvrir le très haut niveau à travers la Challenge Cup la saison dernière. « Les jeunes français ou issus de la formation deviennent des cibles prioritaires. Nous en avons beaucoup à Agen donc il a fallu mettre en place des choses pour pouvoir les garder », se réjouit Mathieu Blin alors que Jean-François Fonteneau met en avant le projet Académia pour permettre au club de rester ambitieux : « Nous avons eu une approche avant-gardiste en ce qui concerne la formation grâce à Alain Tingaud. Nos bases sont maintenant solides dans ce domaine. Avoir une filière de joueurs formés en France est devenu une priorité et nous avons maintenant des garçons qui ont du temps de jeu et qui vont continuer de s’aguerrir. C’est notre marque de fabrique. » La descente en Pro D2 pourrait bien être un parachute doré pour bon nombre d’entre eux mais aussi pour le SUALG appelé à jouer les premiers rôles.

Nicolas Augot
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