[SAGA PRO D2] Sadie, le monsieur plus

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    [SAGA PRO D2] Sadie, le monsieur plus
Publié le , mis à jour

Grande satisfaction de la saison passée, le sud-africain est resté au club pour tenter de le ramener dans l’élite. un nouveau défi pour ce globe-trotter patenté. Rencontre.

«Oui, c’est vrai, j’aime trouver des espaces et créer du jeu. Mais il y a surtout une part de chance et le bon travail de mes équipiers. » La modestie de Johan Sadie n’enlève rien à la qualité de sa première saison en France. Le centre s’est imposé comme un des attaquants les plus performants et perforants du Top 14. Dans les galeries statistiques, le natif de Malmesbury, dans la province du Cap, s’est octroyé une place au beau milieu des Tuisova, Médard et autres Nagusa avec ses huit essais (septième total) et ses trente-deux franchissements (troisième rang).

À 27 ans, le globe-trotter arrive à maturité. Les voyages ont formé sa jeunesse et complété sa panoplie de joueur. Avant d’arriver à Agen, Johan Sadie a porté les couleurs de trois des cinq franchises sud-africaines de Super Rugby et s’est exilé six mois au Japon. Des mouvements incessants guidés par des choix sportifs et par une insatiable curiosité. « J’ai commencé à l’académie de la Western Province, raconte l’intéressé. Quand j’ai été promu au sein de l’équipe première des Stormers, il y avait du beau monde devant moi : Jean de Villiers, Jaque Fourie, Juan de Jongh. Que des Springboks en somme. Je n’ai débuté que deux matchs de Super Rugby au Cap. Je devais changer de club pour voir ce que je valais vraiment et pour pouvoir faire mes preuves. J’ai signé aux Bulls mais j’ai enchaîné les blessures. C’est véritablement aux Cheetahs que ma carrière a décollé. Je m’y sentais très bien. Les trois années à Bloemfontein ont été positives. » L’envie d’ailleurs a tout de même pris le dessus sur le besoin de stabilité. Le Sud-Africain a tout d’abord mis le cap à l’Est. Direction le Japon et Osaka. « C’était le dépaysement total : la nourriture n’a rien à voir, tu es tout le temps dans le train, tu te déplaces en vélo… Je voulais tenter cette expérience. Même si j’ai peu joué, ces six mois ont été très enrichissants. »

« Le challenge reste excitant »

Sa soif d’aventure n’était pas encore rassasiée. Une idée a alors germé dans son esprit : découvrir l’Hexagone. « J’ai dit à mon agent que je voulais venir en France. Dès que l’opportunité d’Agen s’est présentée, je n’ai pas hésité. » Un an après son arrivée en Lot-et-Garonne, Johan Sadie ne regrette pas un instant ses choix et sa trajectoire. « Quand je regarde mon parcours, je me dis que chacune de mes expériences valaient le coup et m’ont été bénéfiques. » À Agen, l’électron libre est parti pour mettre son tour du monde sur pause : « Avec ma femme, nous adorons notre vie en France : il y a le vin, la nourriture, un tas d’endroits sympas... » Même la descente en Pro D2 n’altère pas son plaisir : « La saison dernière m’a comblé sur le plan personnel : j’ai beaucoup joué, j’ai rapidement trouvé de bonnes sensations… Nous repartons en deuxième division. Ce sera une aventure différente mais le challenge reste excitant. J’ai envie de donner encore plus pour aider le club à retrouver sa place. » Les défenses de Pro D2 sont doublement prévenues.

Vincent Bissonnet
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