[SAGA PRO D2] Oyonnax, sur des bases solides

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Publié le , mis à jour

Après trois saisons en Top 14, le club de l’Ain est résolu à continuer à parler d’ambitions et d’avancées.

En s’adressant, jeudi soir, aux 1 500 supporters venu assister à la traditionnelle présentation de la nouvelle saison, organisée pour la première fois dans l’enceinte de Mathon, Thierry Emin, n’a pas hésité à user de la symbolique : « Nous avons voulu présenter le nouvel effectif sur notre terrain, dans ce stade de Mathon qu’il nous appartient de reconquérir. » En annonçant clairement la volonté de refermer les portes de Mathon, poussées trop souvent avec facilité par les adversaires de son club la saison dernière, le président de l’USO a aussi clos le dossier de trois saisons passées en Top 14, non sans en tirer un bref bilan : « Nous avons vécu une belle aventure, dont il ne faut pas oublier qu’elle aurait pu s’achever au terme de la première saison. Nous ne sommes pas dans l’amertume. Nous ne sommes pas non plus dans la reconstruction parce que notre club a des bases solides, et parce que ces trois années nous ont permis de grandir encore plus vite. Nous sommes dans l’avancée, résolus à entrer dans une nouvelle ère. »

Un équipement unique

Le qualificatif peut se décliner à l’envi : nouveau staff avec Johann Authier dans un rôle de responsable sportif étroitement épaulé par Stéphane Glas et Adrien Buononato (nouveau venu), nouveau groupe avec pas moins de 16 arrivées et aussi nouvel équipement avec l’entrée en service de l’Oyomen Factory. Ce centre d’entraînement, unique en Pro D2, regroupe sur un même site (2 300 m2 de bâtiments), les locaux administratifs, les équipements médicaux (y compris des espaces de balnéothérapie et de cryothérapie) et les installations sportives (une salle de musculation de 350 m2 et un terrain synthétique couvert de 800 m2). « ‘C’est un projet qui a été lancé avant l’accession au Top 14 et qui a été financé par le club (2,8 millions d’euros, N.D.LR) », explique Thierry Emin.

Cet équipement d’exception, les joueurs se le sont déjà approprié. « Cela apporte une certaine forme de confort, parce que tout est regroupé sur un même site. Mais avant tout, ce centre d’entraînement va nous aider à construire le groupe et à faire preuve d’encore plus d’exigence envers les joueurs », assure Johann Authier. Au moment où son club se retrouve contraint d’effectuer un pas en arrière pour réintégrer le Pro D2, Thierry Emin a aussi pris un engagement envers les supporters de l’USO : « Notre ambition est de retrouver le Top 14. Nous y avons goûté. Nous avons vu que nous pouvions y tenir une place. Il est difficile de promettre une remontée dès cette fin de saison, mais nous allons tout mettre en œuvre pour atteindre notre but dans un délai de deux ans. »

De vrais choix

Pour tenir cet engagement, le club de l’Ain n’a pas manqué de prendre en compte les enseignements de la saison passée marquée par un recrutement qui avait été loin de répondre aux attentes. Cette fois, le nouveau triumvirat (Authier-Buononato-Glas) a mis en place un cahier des charges précis pour mieux fixer ses choix. « Le premier critère a été humain. Nous voulions nous entourer de joueurs prêts à s’intégrer dans notre projet. Compte tenu du fait que nous disposons d’un terrain synthétique qui favorise la vitesse et le mouvement, nous avons recherché des joueurs dont le profil correspondait à notre volonté de faire évoluer la physionomie de notre jeu. Enfin nous avons voulu construire notre équipe dans une perspective d’avenir. Notre volonté est de retrouver le Top 14, il faut que ce groupe que nous allons construire soit capable de répondre à ses exigences si nous atteignons notre but », détaille Johann Authier.

Le retour en Pro D2 ne semble pas avoir suscité de traumatisme. Le club de l’Ain est résolu à entrer dans une nouvelle ère. Il s’en est donné les moyens et dans ce contexte, la petite phrase lâchée par Jamie Cudmore, face au supporters qui lui ont réservé une ovation, sonne un peu comme une promesse : « S’il est important de bien commencer la saison, il est encore plus important de bien la terminer. »

Par Jean-Pierre Dunand

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