[SAGA PRO D2] Buononato : « Un nouveau challenge »

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Publié le , mis à jour

Le nouveau coach des avants du Haut-Bugey, Adrien Buononato, a quitté le Stade Français, séduit par le projet de l’USO et par les moyens mis en œuvre.

Comment passe-t-on de Paris à Oyonnax ?

Tout a débuté en novembre dernier, par un coup de fil de Johann Authier que je connais bien. Il voulait savoir si j’étais prêt à l’accompagner si, pour sa part, il était maintenu dans ses fonctions pour cette nouvelle saison. Ce premier contact m’a un peu surpris, parce que je n’étais pas décidé à partir de Paris où il me restait une année de contrat et où je m’entendais très bien avec l’ensemble du staff. Mais l’idée a fait son chemin. Au printemps, Johann a dû se positionner pour la saison à venir et il m’a recontacté. J’ai voulu mieux connaître ce club, j’ai rencontré le président, j’ai vu la structure qui était en train de se mettre en place. Ce qui m’a séduit, c’est le côté pragmatique de ce club. À Oyonnax, on sait comment on s’est élevé, on sait pourquoi on a buté. On ne s’est pas laissé griser par le Top 14 mais on a compris ce qui était nécessaire pour y avoir sa place.

Quelles ont été vos premières impressions ?

J’ai trouvé rassurant et encourageant ce que j’avais vu et cela m’a aidé à quitter quelque chose qui était confortable pour me lancer dans une aventure.

C’est une forme de challenge ?

Tout à fait. Il y a ici un centre d’entraînement qui constitue le point central du projet oyonnaxien. La structure existe, il faut maintenant la faire vivre et de valider son appellation « Oyomen Factory » en permettant d’en sortir des joueurs performants. C’est quelque chose qui me plaît parce que cela permet de sortir du terrain à proprement parler pour venir travailler sur des aspects plus humains, sur la vie d’un groupe, sur sa gestion. Avec Johann Authier et Stéphane Glas nous nous sommes totalement retrouvés là dessus.

Ce centre d’entraînement peut-il constituer un atout déterminant ?

On arrive à la pointe parce que toutes les composantes du staff ont participé à sa conception en mettant en place les équipements les mieux adaptés. Ce centre va nous permettre d’optimiser les temps de travail et d’aller encore plus loin dans la préparation et la recherche de la performance.

La place accordée dans ce projet à l’aspect humain a-t-elle aussi guidé votre décision ?

Cette structure n’est pas un simple centre d’entraînement, c’est aussi un lieu de vie que partagent toutes les composantes du club, le sportif, le médical, l’administratif. Cela génère une véritable unité autour d’un projet, un esprit de corps qui est précieux.

Cette notion d’unité est importante à vos yeux ?

Tout est très professionnel et on pourrait ne retenir que cet aspect tiré du monde de l’industrie, mais le lien existe et il reste fondamental. Je sors d’une saison avec le Stade français qui a été très dure. S’il n’y avait pas eu un esprit de groupe tout aurait pu exploser. L’humain nous a sauvés. Tout ce que l’on fera dans la pré-saison, tout ce qui sera mis en place dans le vivre autour du rugby nous sera précieux dans les moments difficiles. Il y a ici une telle attente à la fois de la part du club mais aussi de son public que nous aurons besoin de faire bloc pour tenir cette pression.

Vos débuts à Oyonnax vous confortent-ils dans votre choix ?

J’ai eu deux propositions de clubs plus « clinquants » et j’ai choisi Oyonnax parce qu’ici il y a des bases. Ce club est solide. J’ai été séduit par un projet qui s’inscrit dans la durée, par un club qui a su analyser pourquoi et comment il était monté très vite et très haut avant de retomber. Aujourd’hui nous en sommes à l’année d’après, il nous appartient de conduire un nouveau projet.

Propos recueillis par Jean-Pierre Dunand

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