[SAGA PRO D2] Effectif : un juste mélange

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    [SAGA PRO D2] Effectif : un juste mélange
Publié le , mis à jour

Après sa descente en Pro D2, Oyonnax a dû apporter quelques retouches à son effectif.

Arrières : Ulupano Seuteni, prêté par Toulon, et Nicolas Metge, formé à l’USO, ont pour points communs leur potentiel, leur désir d’avancer et l’enthousiasme de leur jeunesse. Quentin Étienne peut lui aussi tenir le poste.

Ailiers : Pour couvrir les deux ailes, on retrouve cinq joueurs qui étaient déjà présents dans l’effectif la saison dernière. Avec une moyenne d’un essai en deux matchs Uwa Tawalo constitue une valeur sûre, comme Dug Codjo qui a, lui aussi, fait ses preuves et Alaska Taufa qui a su démontrer sa puissance. Les qualités de Fetu’u Vainikolo sont, elles aussi, reconnues mais, l’an passé, sa saison avait été contrariée par une longue blessure, après sa participation à la Coupe du monde. Lancé dans le grand bain l’an dernier, Daniel Ikpefan devra, face à cette grosse concurrence, faire preuve d’encore plus de régularité dans la performance.

Centres : Maxime Veau retrouve un club sous le maillot duquel il a déjà démontré ses qualités de défenseur. Nouveau venu, José Lima présente le même profil d’un joueur rigoureux et agressif. Longtemps écarté des terrains par une blessure l’an passé, Roimata Hansell Pune a néanmoins démontré la place importante qu’il tient dans le groupe et dans le jeu de l’USO. Sa puissance est à rapprocher de celle dont Eamonn Sheridan a su faire preuve en Top 14. Keziah Giordano incarne la génération montante issue du centre de formation.

Ouvreurs : Pour sa première saison à Oyonnax, Quentin Étienne a non seulement confirmé sa polyvalence en évoluant à l’arrière ou à l’ouverture, mais aussi ses qualités de buteur et son potentiel de joueur. Il est rejoint par son ancien équipier narbonnais, Christopher Ruiz qui arrive de Narbonne avec l’expérience du Pro D2 et beaucoup d’appétit après une saison compliquée. Le jeune Lucas Chouvet aura à confirmer son potentiel.

Demis de mêlée : Joueur important dans le groupe, Fabien Cibray connaît parfaitement un club dans lequel il entame sa quatrième saison. Son expérience, conjuguée à ses qualités reconnues de meneur, sera précieuse. En provenance du Lou, Jérémy Gondrand a soif de temps de jeu. Entre autres atouts, il offre celui de la polyvalence à la charnière. Arthur Aziza, joueur en devenir, a déjà été confronté aux exigences du Top 14 et de la Coupe d’Europe. Capable de mettre de la vitesse de jeu, James Hall a goûté au Super 15 et disputé avec l’Afrique du Sud la Coupe du monde de moins de 20 ans, preuves de son potentiel.

Numéros 8 : Viliami Ma’afu s’est imposé comme l’un des leaders du pack oyonnaxien par la valeur de l’exemple. Florian Faure a, lui aussi, pris une place importante dans le jeu oyonnaxien. Aux côtés ces deux valeurs sûres, Nuku Swerling, issu de la filière de formation, aura une place à tenir.

Troisième ligne aile : L’effectif à ce poste illustre parfaitement l’orientation prise par l’USO en associant des joueurs aguerris à d’autres en devenir. Valentin Ursache a grandi avec l’USO depuis 2012. Redoutable défenseur, il apporte aussi beaucoup dans le jeu tout comme Maurie Fa’asavalu capable à la fois d’ouvrir des brèches ou de récupérer des ballons. Excellent gratteur, Luc Barba, a aussi pour lui une véritable intelligence du jeu. Patrick Sobela a franchi un cap la saison passée en découvrant le Top 14. Il a montré la voie à suivre à Bilel Taieb et Shay Kerry, eux aussi issus de la filière oyonnaxienne.

Deuxième ligne : L’arrivée de Jamie Cudmore à Oyonnax répond à la fois à la volonté du club du Haut-Bugey de s’appuyer sur des joueurs expérimentés et à celle du puissant deuxième ligne canadien de s’inscrire dans un projet ambitieux pour tirer le groupe vers le haut. À ses côtés, Geoffrey Fabbri, révélation de la saison passée au point de devenir l’une des poutres du pack, peut encore élever son niveau de jeu. Privé de temps de jeu la saison passée en raison de deux grosses blessures, Mickael De Marco aborde cette saison avec un appétit à la hauteur de son potentiel. Précédé d’une réputation de très gros défenseur, Steven Sykes, rompu aux joutes des compétitions de l’hémisphère sud, va découvrir le championnat français.

Piliers : C’est à ce poste que l’on compte le plus de mouvement. Sur les huit joueurs inscrits dans l’effectif oyonnaxien, seuls trois portaient les couleurs de l’USO la saison dernière. À gauche Lukas Rapant, présent dans le Haut-Bugey depuis 2006 est le gardien des valeurs du club. George Halangahu symbolise, quant à lui, la génération montante après deux saisons passées au centre de formation. Sur ce flanc de la mêlée, la duo des arrivants joue la même carte de la complémentarité entre expérience et jeunesse. Malgré ses 22 ans, Tommy Raynaud connaît déjà bien le Pro D2 avec une trentaine de matchs à son actif sous le maillot narbonnais. De huit ans son aîné, l’international sud-africain, Dean Greyling mettra au service du groupe sa capacité à porter le ballon et à beaucoup s’investir dans le jeu. À droite, Giorgi Vepkhvadze, intégré dans le groupe la saison dernière, aura pour objectif de continuer à prendre du temps de jeu. Il retrouvera son compatriote Irakli Mirtskhulava qui connaît bien le Pro D2, où il a déjà pu démontrer ses qualités de gros travailleur et de joueur fort sur les fondamentaux. Le Néo-Zélandais Hoani Tui, solide en mêlée, est aussi capable d’apporter dans le jeu le dynamisme vers lequel tend le projet oyonnaxien. Le challenge de Pascal Cotet sera de passer un cap physique pour ajouter de la concurrence au poste.

Talonneurs : Les trois postulants sont issus de la même génération. Thomas Bordes a déjà passé une saison à Oyonnax, où il a su faire apprécier son application et son investissement. Benjamin Geledan, en provenance de La Rochelle, et le Néo-zélandais Quentin MacDonald vont découvrir le Haut-Bugey. Très fort sur les fondamentaux, le premier peut s’imposer comme un leader de par sa capacité à montrer l’exemple. Très dynamique, gros porteur de balles, le second présente un profil en parfaite adéquation avec l’orientation que l’USO veut donner à son jeu.

Par Jean-Pierre Dunand

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