Steve Hansen : « Est-ce que les All Blacks actuels veulent de moi ? »

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    Steve Hansen : « Est-ce que les All Blacks actuels veulent de moi ? »
Publié le , mis à jour

D’ici peu, le sélectionneur des All Blacks annoncera s’il poursuivra ou non son aventure jusqu’au Mondial japonais, en 2019.

Votre contrat avec la Fédération néo-zélandaise se termine en 2017. Qu’allez-vous faire ?

Je crois que la NZRU veut que je poursuive jusqu’au Mondial. Moi, je n’ai pas encore pris de décision. Il faudrait que l’on s’asseye, que l’on discute… Je suis certain que nous parviendrions vite à trouver une solution.

À quoi avez-vous réfléchi, au juste ?

Il y a quatre choses auxquelles j’ai pensé. La première est la famille. J’ai 57 ans. Ne dois-je pas un peu de mon temps à mes proches, désormais ? La seconde est l’équipe. Est-ce que les All Blacks actuels veulent de moi ? La troisième est plus globale. Ai-je encore quelque chose à apporter à ce jeu que j’aime tant ? La quatrième est personnelle. Aurai-je encore la force et l’énergie pour motiver les double champions du monde ? Si je peux répondre à l’affirmative à ces quatre questions, je poursuivrai. Sinon, je ferai autre chose…

Quand donnerez-vous votre décision ?

D’ici quelques jours. Quoi qu’il en soit, ma réponse tombera avant le début des Four-Nations (le 20 août, N.D.L.R.).

Sous vos ordres, les All Blacks ont gagné 52 de leurs 57 derniers matchs. Les pensez-vous capables de vous fermer la porte au nez ?

On verra. Tout est possible, dans le rugby moderne…

Vous faites à ce point partie du patrimoine culturel néo-zélandais que les Kiwis vous appellent tous par votre surnom, « Shag ». Que signifie-t-il ?

Quand je suis arrivé aux Crusaders, dans les années 90, nous étions deux Steve : Steve Tew (actuel chef exécutif de la Fédération néo-zélandaise) et moi-même. Pour nous différencier, Andrew Mehrtens m’a donc appelé « Shag » (camarade). C’est ainsi que j’appelle quelqu’un, quand un prénom m’échappe. Et ça m’arrive assez souvent…

Vous êtes connu, en France, comme le père de la combinaison en touche ayant offert leur seul essai aux All Blacks, lors de la finale de 2011. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

J’avais remarqué qu’en touche, les Bleus défendaient uniquement sur le premier bloc de saut. À Marseille, un an avant cette finale, nous avions donc marqué un essai après une combinaison en fond de touche. Au soir de la finale du Mondial, Julien Bonnaire, Thierry Dusautoir et Pascal Papé nous attendaient en début d’alignement ou en fond de touche… mais pas au milieu, entre Whitelock et Kaino. Pour nous, c’est d’ici qu’est venue la lumière !

Que vous reste-t-il de votre expérience en France, à la fin des années 1980 ?

Juste des bons souvenirs, des combats de chiens et des éclats de rire. Le jour où je me suis aperçu que tous les joueurs du cinq de devant portaient une coquille, je me suis par exemple posé quelques questions…

Comment ce transfert improbable s’était-il réalisé, au juste ?

Pendant la première Coupe du monde (1987), j’étais l’un des sparring-partners du XV de France à Christchurch. Je jouais trois-quarts centre, à l’époque. Vous savez, je n’étais pas seulement une grosse péniche brisant le premier rideau ; j’avais aussi une belle passe… Un matin, Pierre Salviac (ancien commentateur-télé originaire de La Rochelle) m’a donc demandé si une expérience en France pouvait m’intéresser. J’ai dit banco !

Propos recueillis par Gregor Paul (avec M.D.)

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