Pour Gunther, c'est maintenant ou jamais

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    Pour Gunther, c'est maintenant ou jamais
Publié le / Mis à jour le

L'ancien Toulonnais vient garnir une troisième ligne déjà bien fournie à Pau. Avec des capacités propres à lui et déjà une belle expérience, il espère se démarquer avec sa nouvelle équipe et enfin trouver la stabilité avec la Section Paloise.

Malgré ses vingt-six ans, Pierrick Gunther a presque tout connu dans sa jeune carrière. Un titre de champion d'Europe avec Toulon en 2013 à une descente avec Oyonnax l'année dernière. Entre les deux, un passage à Lyon, où le Varois d'adoption se blesse et connaît une saison quasi-blanche (deux matchs joués). Il arrive donc avec le couteau entre les dents dans le Béarn. Son arrivée dans la troisième ligne de la Section Paloise entre dans le cadre d'une recherche de joueurs « puissants » (Ben Mowen, Steffon Armitage arrivent aussi) : En plus d'être physiquement impressionnant, Pierrick est efficace en touche et très bon en défense. Cela fait peu de temps qu'il est arrivé, il travaille super bien. Quand je l'ai recruté, j'ai vu un homme sympa, gentil et bosseur » confie Simon Mannix, le manager général de Pau. En tous cas lui, débarque à Pau aussi pour trouver la stabilité. Il rejoint une vieille connaissance, Carl Hayman, nouvel entraîneur des avants du club qu'il a connu au RCT : « Il me connaît un peu, il sait quelle personne que je suis. Pour moi c'est un exemple dans le rugby, quand je jouais avec lui c'était et ça reste une source de motivation. » confie le nouveau joueur des Vert et Blanc. 

Pierrick a toujours été bien entouré. Des grands joueurs, il en a connu. Son modèle reste aujourd'hui le Sud-africain Joe Van Niekerk (Toulon 2008-2014). S'il devait être le parfait joueur, il serait : « Un mix du jeu arérien et de la lecture de jeu rapide de Joe, et de la combativité de Richie McCaw. Aujourd'hui ca ressemble à un mec comme Steffon Armitage. Ce sont tous des perfectionnistes ».

Son mentor ? Il n’est pas forcément à son poste : « Jonny (Wilkinson) techniquement. À chaque fin d'entraînement, je restais dix minutes avec lui pour écouter ses conseils. » conclue l'ancien Toulonnais.

 

 

Revenu de l’enfer

 

La dernière saison à Toulon, le néo-béarnais l’a très mal vécu : « Je n’étais vraiment pas bien... Laporte ne me faisais plus jouer. Heureusement j’ai eu le soutien de mes coéquipiers. Notamment

Frédéric (Michalak), qui m'a beaucoup aidé quand je ne jouais plus au RCT, je luis dois beaucoup ». La suite s’écrit à Lyon, où il retrouve Pierre Mignoni, ancien entraineur du club Varois. Malheureusement, le troisième ligne se blesse d’entrée et ne joue pas de la saison. « C’était vraiment très dur à vivre, moins qu’à Toulon, car quand tu es blessé c’est la vie, tu fais ta rééducation et tu reviens ».

L’ancien espoir Toulonnais choisit Oyonnax pour se refaire une santé. Il joue treize matchs en championnat et participe à la Champions Cup. Aujourd’hui il pose enfin ses deux valises à terre dans le Béarn : « J’ai en marre de bouger tous les ans, ca suffit ». Pierrick sait qu’à Pau, il n’aura plus droit à l’erreur, soit il explose dans le bon sens du terme, soit il reprendra ses bagages et s’en ira tester un nouveau club de Top 14.

 

 

Une arrivée tardive dans le rugby

 

Il tombe dans le rugby à l'âge de 14 ans. C'est son grand frère Alexandre qui le pousse alors à jouer en U.N.S.S à Grimaud (le sport au collège/lycée), et depuis il n'a plus quitté le monde de l'ovalie. Poussé par ses parents, il intègre le pôle espoirs et fini à Toulon, qui lance le début de sa carrière. Avant ça, il s'essaie au Handball, Basket, Judo et à la Boxe. Des sports qui l'aident encore aujourd'hui : « Surtout la boxe, car mon père en était professeur. Sur l'aspect mental, cela reste au quotidien. Le judo m'a beaucoup apporté également. »

 

En 2015/2016 il compte treize titularisations la saison dernière en Top 14, il espère atteindre la vingtaine cette année. Après huit ans en rouge et noir, Pierrick espère passer pour un bon moment au vert et blanc.  

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