Bouscatel : "Cette convention est hors-la-loi"

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    Bouscatel : "Cette convention est hors-la-loi"
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Dans une longue interview parue dans le Midi Olympique du 15 juillet, René Bousactel revient sur les conséquences de la nouvelle convention LNR/FFR mais aussi sur l'actualité de son club, le Stade toulousain. Petit florilège de ses principales déclarations.

Ce qu'il dit sur la nouvelle convention LNR/FFR

 

"Sachez que je suis favorable à la mise à disposition des internationaux mais la signature d’une telle convention, à cet instant de la saison, est inadmissible. La Ligue fait supporter les efforts de cette réforme, utile pour le XV de France, aux clubs concernés sans même la prendre en charge ni l’assumer. Pour des raisons électoralistes, elle fait voter des clubs non concernés, alors que la saison a commencé et sans mesures d’accompagnement adaptées. Ce n’est pas acceptable."

 

Ce qu'il pense des effets de la convention sur son club

 

"Je n’aurais peut-être pas recruté de la même manière si j’avais su que l’on me prendrait deux demis de mêlée ou deux ailiers/arrières. Comment je fais s’ils sont retenus huit semaines ? Dans notre monde de fou, la Ligue change les règles rétroactivement, sans anticipation ou concertation. Cette convention est hors-la-loi. Imaginez que le sélectionneur ne prenne qu’un demi de mêlée toulousain pendant le Tournoi. Qu’est-ce que je fais si j’ai recruté un n°9 supplémentaire ? C’est dans la droite ligne de ce qui se passe au comité directeur depuis quatre ou cinq ans. On présente au dernier moment des modifications importantes, on les laisse à la charge des clubs concernés par la mise à disposition et on passe pour des héros puisqu’on a donné une convention à l’équipe de France. Tout cela est le fruit du traumatisme du Mondial et le syndrome des élections."

 

Ce qu'il voudrait ajouter à cette convention

 

"Une réforme du calendrier et du format des compétitions, un ajustement véritable de la politique des jiff et du salary cap aux conséquences de cette convention. C’est impératif."

 

Ce qu'il pense du modèle toulousain par rapport aux autres clubs

 

"C’est celui que tout le monde voudrait avoir. Quel est le but de Jacky Lorenzetti? Avoir notre modèle, pour qu’il n’ait plus à remettre d’argent de sa poche. Dans un apparent paradoxe, celui qui se rapproche le plus de nous est Toulon avec Mourad Boudjellal qui acréé cette économie. Mourad ne met plus rien."

 

Ce qu'il a pensé de la saison de son club

 

"J’en suis très satisfait. Nous sommes passés à travers en Coupe d’Europe et je sais pourquoi. En championnat, je n’ai rien à dire. À un ou deux coups de pied près, nous étions qualifiés en demi-finale et je suis persuadé que nous aurions été difficiles à battre. En barrage, on se plante sur une première mi-temps avant d’être en mesure de gagner à la fin de match. L’arbitre nous en a empêchés, nous aussi."

 

Ce qu'il avoue sur l'affaire Vincent Clerc

 

"Ça m’a touché car c’est une histoire d’hommes. Ce n’est pas par rapport à Guy, au public ou à qui que ce soit. Je suis petit-fils, arrière petit-fils et arrière arrière petit-fils de maquignon et de chevillard, j’ai toujours respecté ma parole. Quand Vincent m’a dit vouloir faire un an de plus, je lui ai répondu que si le sportif était d’accord, il n’y avait aucun problème pour moi si on trouvait les solutions. Ma seule faute, vis-à-vis de Vincent, est d’avoir été optimiste. Je pensais qu’un joueur sous contrat (Alexis Palisson, N.D.L.R.), alors contacté par les Saracens avec une belle proposition de trois ans et qui avait peu joué avec nous, prendrait ses dispositions pour partir. Auquel cas, je l’aurais libéré. Attention, je n’ai jamais demandé au joueur de partir. Mais je croyais qu’il me le demanderait. Le joueur n’a pas quitté Toulouse. Sachez qu’à l’origine, j’avaisun accord de principe avec Vakatawa, conditionné au départ d’un joueur, puisque j’étais dans la même situation. Mais quand j’ai donné mon accord à Vincent, j’ai cassé celui avec Vakatawa un quart d’heure plus tard."

 

L'interview est à retrouver dans son intégralité dans notre édition du vendredi 15 juillet disponible en kiosques.

 

Propos recueillis par Emmanuel Massicard et Jérémy Fadat

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