[SAGA TOP 14] Vito, le curieux

  • [SAGA TOP 14] Vito, le curieux
    [SAGA TOP 14] Vito, le curieux
Publié le / Mis à jour le

Si le troisième ligne, Victor Vito, a choisi de rejoindre La Rochelle, c’est que le All Black avait envie de partager une expérience nouvelle avec sa famille.

Même pas 30 ans et déjà deux Coupes du monde soulevées avec les All Blacks. Ainsi pourrait-on résumer le pedigree de la recrue phare du Stade rochelais cet été. Une preuve du nouveau monde dans lequel feu l’ASR veut désormais s’installer, au même titre que la naissance à venir des infrastructures d’entraînement dernier cri du futur Apivia Parc. En attendant, Victor Vito va découvrir le petit chaudron de Marcel-Deflandre, et le public charentais n’est probablement pas prêt de s’en lasser. Au-delà de l’immense expérience que le troisième ligne aux 33 sélections - dont une en finale du dernier Mondial à Twickenham - doit apporter, ses énormes qualités de joueur vif et précieux dans les phases défensives et aériennes, loin d’être dans la toute-puissance et doté d’une énorme technique, autant dans les pieds que dans les mains, sont bien sûr attendues.

Même à un poste déjà bien fourni sur les rives de l’Atlantique. En termes de vécu et de stature, ses mots devraient également compter au sein du groupe charentais. Certes, pour l’instant en mode JO avec France VII, Steeve Barry se réjouit de bientôt côtoyer un joueur de ce niveau : « On l’associe forcément tout de suite à l’image des Blacks, puisqu’à mes yeux, c’est avant tout sa carrière internationale qui parle pour lui. Face à cette expérience, plus d’un vont l’écouter attentivement à La Rochelle. » Son discours pourrait, en ce sens, compléter parfaitement celui de son influent compatriote Jason Eaton, premier Black à rejoindre la formation maritime voilà deux ans, soit 37 après le refus d’accueillir ici le mythique Graham Mourie en 1977.

Découvrir une nouvelle culture

Engagé pour trois ans, le Kiwi de 29 ans, déjà capitaine de la sélection moins de 19 ans des Baby Blacks en 2006, débarque en parlant « le français couramment à 3 % », selon la copie d’écran d’une petite application de révision partagée sur son compte Twitter récemment. Vito n’en vient pas moins avec une soif de découverte. La décision de quitter sa ville natale de Wellington, où il joue avec les Hurricanes depuis 2009, a été mûrement réfléchie. « Ce n’est jamais facile de dire non à l’opportunité de représenter son pays, mais ma famille surpasse mon ego au quotidien, encore plus quand il y a possibilité de leur offrir un avenir meilleur, déclarait-il récemment aux médias néo-zélandais. Cela a été un honneur et j’ai chéri chacun des matchs que j’ai joués, mais je sens que le temps d’un nouveau challenge est arrivé, et le prochain chapitre, à La Rochelle, m’excite. »

Quand il parle de l’avenir, Vito a envie de s’enrichir d’une nouvelle culture avec sa femme et son fils - en attendant un deuxième enfant en octobre. Ce pourquoi il a préféré La Rochelle aux opportunités venues d’Angleterre. Sa femme, Amber, déjà auteur d’un livre de cuisine (The Rugby Pantry) avec la compagne d’Israel Dagg, compte justement s’en servir d’un point de vue culinaire. Au-delà des assiettes, Victor Vito pourrait, lui aussi, régaler en Top 14. Son physique lui offre en tout cas de belles années devant lui au meilleur niveau.

Par Bruno Poussard

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir