[Revue de l’élite/Grand témoin] Clarkin : « L’expérience est très importante »

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    [Revue de l’élite/Grand témoin] Clarkin : « L’expérience est très importante »
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Tout jeune retraité des terrains de rugby, l’ancien numéro huit Matthew Clarkin pose un regard plein de passion sur son poste et les joueurs contre qui il a évolué durant de nombreuses années.

La première place de Chris Masoe vous semble t-elle logique au vu de sa saison ?

Si l’on juge la valeur d’un joueur par ses performances lors des grands rendez-vous alors Chris Masoe mérite certainement et largement la première place au classement. Pendant les phases finales, que ce soit en Champions Cup et surtout en Top14, il nous a montré toute l’étendue de son talent et de son expérience. Celles-ci ont largement contribué au titre de son équipe lors de la finale au Camp Nou contre Toulon.

D’autres joueurs vous ont-ils tapé dans l’œil cette saison et auraient-ils mérité, selon vous, d’intégrer ce classement ?

Au-delà de ceux que vous avez cité dans votre classement, je pense que dans de nombreux clubs du Top 14 on retrouve derrière chaque grand numéro 8 un autre tout aussi performant. Ces joueurs ne sont pas moins bons que les titulaires habituels mais ont parfois moins de temps de jeu. Je pense à des joueurs comme Antoine Classen au Racing 92, Petrus Hauman à Brive ou Marco Tauleigne à Bordeaux-Bègles. Je pense également que Fritz Lee peut être quelque peu déçu de ne pas être présent dans ce classement.

Trois néo-zélandais sont présents dans le top 5 du classement. Selon vous, est-ce normal au vu de la domination all black sur le rugby mondial ?

Je pense que la Nouvelle-Zélande n’a jamais eu de souci à produire de grands numéros 8. Cette concurrence a fait que certains joueurs sont venus chercher leur bonheur et du temps de jeu en France. Je ne suis donc pas trop surpris de voir des joueurs comme Alex Tulou et Rory Grice être présents dans ce classement.

Sept joueurs sur dix dans ce classement ont 30 ans ou plus. Comment expliquez-vous que de plus jeunes joueurs n’arrivent pas à se faire une place dans le gratin mondial à ce poste ?

D’un côté, j’ai envie de dire « heureusement pour nous, les anciens » (rires). Je crois que tout simplement cela s’explique parce que le troisième ligne centre est un poste où l’expérience est très importante. Donc il faut que cette nouvelle génération de troisième ligne attende son tour et saisisse sa chance le moment venu comme nous l’avons fait au début de notre carrière.

Les français Kévin Gourdon et Loann Goujon représentent-ils pour vous le futur du XV de France ?

J’espère que oui. Pour eux et pour le XV de France. En tout cas, j’aime bien le fait que l’Équipe de France soit en train de chercher des troisième ligne centre qui soient beaucoup plus à l’aise avec le ballon en main et qui soient capables de vraiment peser sur la plan offensif. Mais surtout, ce qui me plaît c’est que ce sont des joueurs qui ne sont pas que dans un jeu d’affrontement physique. Cela pourrait changer le style de l’équipe de Guy Novès à l’avenir.

Vous avez arrêté votre carrière à la fin de cette saison. Comment a évolué le poste tout au long de votre parcours ?

Je pense que l’évolution du poste a simplement suivi l’évolution de rugby en général. Les meilleurs joueurs s’adaptent en permanence à cette évolution. C’est pour cela que nous voyons toujours les mêmes noms. Les Chris Masoe, Sergio Parisse, Louis Picamoles et j’en passe. Des joueurs énormes contre qui j’ai eu le plaisir de jouer pendant toutes mes années passées en France.

Propos recueillis par Kévin Saccani

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