Biscarosse, une force intergénérationnelle

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    Biscarosse, une force intergénérationnelle
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Pour les Landais de Biscarosse, en promotion d'honneur, l’incertitude du début de saison s’est transformée en une formidable aventure à laquelle les joueurs ont donné du corps.

Disons que pour parvenir au sacre qui le replace aujourd’hui dans la lumière, le Biscarrosse olympique a dû traverser un tunnel dans l’obscurité duquel il a rencontré des soucis financiers et subi sportivement une rétrogradation en Promotion Honneur. Le président Dominique Brazeilles l’affirme, ces années noires sont rangées dans le tiroir aux mauvais souvenirs. Ne reste que cette belle aventure que le club landais vient de vivre dans l’allégresse et l’espérance du rebond qu’elle suscite.

De l'incertitude jusqu'au titre

« Ce titre c’est quelque chose de vibrant et de touchant, s’émeut le président. Entre la demi-finale et la finale, la mobilisation a été localement impressionnante. » Parvenir sur le toit national de la Promotion Honneur n’est jamais le fait du hasard. L’incertitude qui régnait au départ de la saison était alimentée par le renouvellement de l’effectif sur la base de l’intégration de jeunes parmi des anciens, et la constitution d’un nouveau staff composé du responsable sportif Nicolas Pascutto, de Guillaume Ortega, Fabien Pesches et Vincent Ladisse.

La question de savoir si la mayonnaise allait prendre ne s’est pas posée longtemps. Un langage commun, une complémentarité entre éléments extérieurs et anciens du BO, une même vision du jeu, et le bon travail de fond s’est révélé productif. Un stage d’avant-saison et un match de préparation contre Gujan-Mestras avaient déjà donné le ton de la partition biscarrossaise. Il n’empêche que personne ne voulait voir au-delà d’une qualification territoriale. On connait la suite… jusqu’à l’instant magique où le capitaine Pierre-Louis Lecroart a brandi le précieux trophée.

Ce titre à une histoire, forcément humaine, qui s’est construite selon un improbable scénario qui a bluffé Nicolas Pascutto : « Nous n’avions pas d’objectif particulier sinon celui de profiter ensemble de chaque journée et de ne rien regretter. On s’est pris au jeu au fil de l’aventure mais le match contre Mantes a marqué un tournant. L’adversaire nous avait manqué de respect sur les réseaux sociaux. Notre préparation a été « puissante » et basée sur l’engagement et à partir de là, les joueurs se sont promis de conserver le même état d’esprit de solidarité et de sacrifice. Jusqu’à la finale. »

Plus humaine que sportive

La belle réussite tient aussi au mélange finalement détonnant de 4 joueurs trentenaires qui présentaient leur… vingt-septième licence d’affilée au club, et de 8 éléments première année senior issus de Biscarrosse. Jeunes et anciens se sont portés mutuellement, les premiers prenant confiance dans le combat, les seconds se pliant de bonne grâce aux exigences de la vitesse et du mouvement. Le collectif tirant le bénéfice de cette osmose. Sur les derniers matchs, la volonté de déplacer le ballon dans l’intention d’éroder la puissance supérieure des packs a été récompensée.

Mais à en croire Nicolas Pascutto, la vraie réussite est plus humaine que sportive. « Je pense surtout aux anciens qui ont ainsi marqué l’histoire de leur club », commente-t-il. La suite coule de source, elle consiste à conserver la dynamique de ces dernières folles semaines. La confiance du président Dominique Brazeilles tient dans la présence de 17 joueurs issus de « Bisca » sur la feuille de match de la finale, dans l’émergence d’une nouvelle génération et le retour de quelques jeunes. Sachez enfin que l’an 2 du BO s’écrira avec le même encadrement : Pascutto, Ortéga, Pesches et Ladisse. Leur performance est d’autant plus remarquable qu’ils vivaient leur première expérience auprès de seniors.

Par Gérard Piffeteau

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